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Constellation

je viens de vivre une expérience incroyable. ça s’appelle les Constellations Familiales.

il y aurait 2 moyens de vous en parler. l’une très factuelle et l’une plus ésotérique.

commençons par la première. certains.es d’entre nous sommes parfois bloqués.es dans nos vies. dans nos relations pro, amoureuse, parentale etc.

ceci est en fait souvent le reflet d’un blocage dans le schéma familial. logique.

cependant, je viens de le comprendre, les techniques d’analyse “simple” ne vous permettent pas de comprendre les mécanismes profonds, les dynamiques inconscientes mises en place par l’ensemble de la famille.

et surtout, elles ne guérissent pas l’âme. l’analyse permet de comprendre ses mécanismes, notamment, en lien avec le passé. mais elle ne guérit pas, elle ne peut pas toujours apporter les reconnections nécessaires, elle n’est qu’un point de départ analytique (intellectualisé) à une exploration plus grande (émotionnelle, corporelle… cosmique!). c’est là que les constellations interviennent.

celles-ci se pratiquent de 2 manières. en individuel ou en groupe. j’ai fait la première option. et rêve déjà de participer à la seconde. tout se fait à partir de jeux de rôle. en groupe, chaque personne parle de son cas, et demande aux autres participants (inconnus donc) de représenter les membres de sa famille. il les choisit et les place suivant les relations qu’elles entretiennent et réalise ainsi sa “constellation”.

jusque là. c’est simple. là où ça devient passionnant, c’est dans les déplacements opérés “naturellement” par les membres de la constellation pour recréer une constellation saine (oui parce que ta constellation, de base, est névrotique)(sinon tu serais pas là!). pour les sessions individuelles, on remplace les personnes par des peluches. je vous raconte pas l’impression d’étrangeté en arrivant dans la salle remplie de nounours… donc oui là où ça devient fou, c’est que chacun se met “naturellement” à incarner la personne qu’elle représente… je vous jure. certains se mettent à avoir des douleurs, à marcher d’une certaine manière etc. des choses qui relèvent peut être de la physique quantique (allez voir mon post sur le trans-générationnel), où les informations “suspendues” quelque part se réactivent, pour raconter leur histoire.

pour ma part, en individuel donc, la thérapeute m’a demandée de choisir mes ours (tailles et couleurs différentes) et de les placer.
elle m’a ensuite aidée à replacer les peluches selon un “ordre universel”. que chacun re-prenne “sa” place.

et c’est juste… bouleversant.

là où ça devient ésotérique, c’est cette idée d’ordre universel, the order of love. je ne me sens pas d’expliquer ou de dévoiler cet ordre, car cela a fait partie pour moi de la guérison opérée : découvrir cet ordre pendant la séance. je vous donne quelques règles tout de même : “aucun enfant ne peut être le parent de ses parents”, “chaque enfant doit respecter et honorer sa famille”, “il n’y a pas d’opposition entre les gentils et les méchants, il y a de la destruction et de l’amour”. bref, une logique implacable mais radicale (ça va crescendo), un ordre oui, dont je découvre encore la profondeur.

encore une fois c’est bouleversant.

et ce sentiment de réparation profond. de gratitude. on ne ressort pas indemne d’une constellation. il faut prévoir 2 à 3H, parfois un weekend. puis toute une vie pour en savourer les effets. il m’arrive en tout cas mille choses depuis que je l’ai faite (on nous avait d’ailleurs conseillé de ne pas en parler tout de suite, afin de ne pas éventer par la parole ce qui devait être intégré profondément).

il me semble que… je fasse partie du cosmos!

edit : merci de m’avoir lue, je vous souhaite de vivre des constellations un jour. Cela dit, j’ai décidé de ne plus partager le lien vers la thérapeute qui nous a suivis car cela est trop personnel et peut ne pas convenir à tout le monde. Merci pour votre compréhension.

Constellation

I just had an outstanding experience. called the Family Constellations

There would be 2 ways to tell you about. one quite factual and the other a little more esoteric.

let’s start with the first. Sometimes some of us feel stuck in life. in our professional relationships, love affairs, parental relations, etc.

this often reflects a blockage in the family model. logical

However, the “simple” analysis techniques don’t give us an adequate understanding of intimate mechanisms, unconscious dynamics implemented by the whole family.

and especially, they don’t heal the soul. the analysis allows us to understand the intimate mechanisms, especially in relationship with the past. but it doesn’t heal, it’s only a starting point to further exploration. that’s where the constellations come in.

it could be done in two ways. individually or collectively. I choose the first option. and I already would like to experiment the second. everything is based on role plays. in a group, each one talks about his own case, and asks others to represent the members of his family. he chooses and places them according to the relations between them and thus he realizes his “constellation”.

So far. it’s quite simple. where things get exciting, is the point at which the movements “naturally” operated by the members of the constellation attempt to recreate a healthy constellation (yes because your basic constellation is neurotic) (otherwise you wouldn’t be here!). during individual sessions, people are replaced by soft toys. I can’t even describe to you the feeling of strangeness when you arrive in a room filled with teddy bears…so yes at this point it’s getting completely crazy. what is surprising is that each one “naturally” embodies the person he should represent … I promise. Some are beginning to develop some pains, to walk in a certain way, and so on. things that could possibly be linked with quantum physics (see my trans-generational post), where information suspended somewhere are reactivated, to express stories behind them.

Personally, in individual session, the therapist asked me to choose my teddy bears (different colors, sizes) and to place them.
Then she helped me to put them according to a “universal order”.  to get everyone back to their rightful places.

and it’s just … overwhelming.

where things get esoteric, it’s with this idea of ​​universal order, the order of love. I don’t feel like explaining or revealing this order, because for me, discovering this order during the session was a part of the recovery. anyway, I give you some rules: “no child can be the parent of his parents”, “every child must respect and honor his family”, “there is no opposition between the good and the bad, there is only destruction and love. ” anyway, an implacable but radical logic (it goes “in crescendo”), an order yes, that I’m still discovering the intensity.

once again, it’s overwhelming.

and this feeling of deep reparation. of gratitude. Constellation will not leave you unscathed. It will take 2 to 3 hours, sometimes a weekend. then a lifetime to enjoy the effects. In any case, more and more things are happening since I experiment it (we’re told not to talk about it straightaway).

it seems to me that … I’m part of the Cosmos!

if you’re interested: go

The Rivers

It’s been a while since we’ve talked about The rivers. Well, nothing’s happening the way I envisioned it. I’m on to something here more complex than I expected, which took more time, more assimilation. which moves at its own pace. his flow … and I have no choice but to carry this through.

last summer, I thought it was finished, all I had to do was put the finishing touches on everything, but 2 weeks before the “end”, I looked to the screen and said to the film editor “it just doesn’t work, no?” and we just stopped within the hour, completely exhausted but quite certain: no, it didn’t work. I had to wait, forget my images, refocus, do not “want” anything. pffff, it’s not one of the things I do best… 6 fallow months, and it comes back.

I always carry a tale that I found in Osho’s book, Silence. it’s the story of a river. Which flows to her destiny. the sea.

but one day she faces a desert. tries to circumvent (in front, on the left, on the right) but it’s to no avail. She tires gradually. and no one knows what has become of her.

we simply hope she accepted her own death. because in death there is also a liberation. and therefore a resurgence. We hope she understood that sometimes you shouldn’t fight, waste our time or lose a drop but just prefer evaporation than dry up.

river, die. agree to become a cloud. and maybe. maybe. You would be able to join the sea. This is what I simply wish you!

Les Rivières

ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé des Rivières. merci de votre bienveillance, de votre attente délicate. car… rien ne se passe comme je l’envisageais. j’ai mis le doigt sur quelque chose de plus complexe, qui me demande plus de temps, plus d’intégration. qui a son propre rythme. son flow… et je ne peux faire autrement que de le respecter.

l’été dernier, je pensais que c’était fini, je pensais qu’il ne restait qu’à fignoler, et 2 semaines avant la “fin”, j’ai regardé l’écran et ai dit au monteur “ça va pas si?” on a arrêté dans l’heure, totalement sur les rotules mais assez sûrs de notre fait : non ça n’allait pas. il m’a fallu attendre, oublier mes images, me recentrer, ne pas “vouloir” quoique ce soit. pffff, c’est pas ce que je sais faire de mieux. 6 mois de jachère, et voilà, ça revient.

avec moi, il y a toujours ce petit conte trouvé dans le bouquin Silence de Osho. c’est l’histoire d’une rivière. qui coule vers son destin. la mer.

mais un jour elle arrive devant un désert. elle tente de passer. par devant, puis par les côtés. mais rien n’y fait. elle s’épuise petit à petit. et personne ne sait ce qui lui est arrivé.

on lui souhaite simplement d’avoir accepté sa mort. parce que dans la mort il y a aussi une libération. et donc une possible renaissance. on lui souhaite d’avoir compris que parfois il ne faut pas lutter, ne plus perdre de temps, de ne plus perdre une goutte et préférer l’évaporation au tarissement.

rivière, meurs. accepte de devenir nuage. et peut être. peut être. pourras tu rejoindre la mer. je ne te souhaite que ça!

EDIT : mon film les Rivières est sorti depuis en VOD et parfois en projection publique. pour tout savoir, allez sur le site dédié!

à nous les fantômes

“ah mais c’est complètement du trans-générationnel ton histoire!”

et voilà comment tu te retrouves à la sortie d’une discussion, à lire deux bouquins sur la mémoire familiale. un super clair et un moins, beaucoup moins, mais dont je me souviens de tellement de passages qu’il devait pas être si mauvais!

l’idée de mémoire familiale est née avec les générations d’enfants de rescapés de la shoah. on constatait, que le traumatisme du survivant affectait jusqu’à 4 générations de personnes à qui “il n’était rien arrivé”.

rien… vraiment?

 

les Familles qui ont la Tête à l’Envers, de Robert Neuburger

dans son bouquin Neuburger raconte à travers l’histoires de familles qu’il a accompagnées, comment un traumatisme survit et continue d’affecter la famille, sur plusieurs générations.

ce qu’il y décrit est parfois éprouvant à lire, mais cela m’a paru passionnant et utile.

la première chose est que ce qui survit à un traumatisme n’est pas le fait lui même, mais les sentiments liés à ce fait. notamment la culpabilité. donc ce qu’on se refile ce ne sont pas que des faits, c’est un ensemble de gestes, de pensées, de postures, tout un inconscient qui charpente l’inconscient de familles entières. le fameux pattern qui se répète à l’infini… comme le dit Eric Caravaca dans son sublime docu Carré 35 : un fantôme qui passe de l’inconscient d’un parent à l’inconscient d’un enfant.

ensuite ce que je retiens c’est que le trauma est non seulement la violence du fait, mais aussi, et parfois surtout l’anéantissement du mythe familial : toute famille repose en fait sur un mythe fondateur inconscient, la générosité, le courage, la liberté, etc, si un événement vient ruiner ce mythe, parce qu’on a abandonné un enfant, parce qu’on n’a pas pu sauver ses amis à la guerre, etc, alors la famille même se trouve brisée.

les événements ou comportements à risque, qui rejaillissent de manière “inexpliquée” 2 ou 3 générations plus tard (dépression, anorexie, conflits, tendances suicidaires etc), viennent souvent pointer que la mythologie familiale est toujours en ruine.

il faut donc prendre acte, comprendre quelle était cette mythologie fondatrice et… en trouver une autre!

les exemples donnés sont absolument magnifiques. cette re-mythologisation passe aussi par des rituels (nous en avions parlé). je vous recommande vivement cette lecture.

 

Psychogénéalogie, de Anne Ancelin Schützenberger

alors le bouquin m’a paru bien foutraque… je ne comprenais rien à … je…

bref, j’ai retenu de magnifiques choses qui m’accompagnent encore. et certainement que nous devons beaucoup à Anne Ancelin Schützenberger, puisqu’elle a inventé cette discipline.

la première est cette citation de Emerson qui nous avait tant fait réagir. bon ok on n’a qu’à la remettre!

ensuite, c’est cette idée de proto-pensée. je sortais tout juste d’une lecture de Fred Vargas. Son héros, le commissaire Adamsberg est un intuitif pur. nombre de ses enquêtes avancent au fil de ses proto-pensées. des pensées pas encore formées. c’est là que se loge ton intelligence intuitive, instinctive. c’est elle qui te sauve la vie quand tu dois mettre un coup de volant à droite, parce que tu as “senti” une voiture arriver par la gauche. si tu avais pris le temps de réfléchir, tu serais mort. si je reviens à nos moutons et à cette mémoire familiale, il est possible qu’une partie des informations “antérieures” soient transmises dans ces fractions de savoir. ces bulles, dont on connait l’existence, sans pouvoir totalement les suivre non plus. nous reparlerons de ça car je viens de faire une “constellation familiale” et cette idée d’information “suspendue” nous a été très utile.

enfin, et nous en reparlerons aussi, il y a toute cette histoire de triangle transactionnel. de relation qui cherchent à réparer tout en maintenant chacun des protagonistes la tête sous l’eau. la tête à l’envers!

évidemment, je ne souhaite à personne de vivre ces traumas, ni même d’avoir à lire ce genre de bouquin, mais je me sens très chanceuse de vivre une époque avec tant d’outils, et de générosité pour aider les humains à guérir. c’est formidable, non? à très vite!


edit : en écho à ce post, mon amie Anne me dédie cette photo de Man Ray :

Alice Rahon (French-Mexican poet and artist, 1904-1987) by Man Ray, 1933

Et de l’accompagner de cette citation : “Nous libérer de tout ce qui nous a conditionné, c’est le sens même de notre existence.’ – Alice Rahon surnommée L’Abeille Noire par Paul Eduard

<3

Confronting Ghosts

“Ah, but your story is completely transgenerational!”

that’s the way you find yourself at the end of a discussion, reading two books about family history. I am very sorry because i have not found the 1rst book in English (hope what is below will already help), but here is a link to the 2nd one!

the idea of family history came up with generations of children of the survivors of the Holocaust. We find that the trauma of the survivor could affect up to 4 generations of people to whom “nothing had happened”.

nothing … really?

 

Upside-Down Families, by Robert Neuburger

in his book Neuburger shows through the stories of families he accompanied, how a trauma survives and continues to affect a whole family, over several generations.

what he describes is sometimes hard, but it seemed interesting and very useful to me.

the first thing is that what survives trauma is not the fact itself, but the feelings related to it. Sense of guilt. So, what we pass on other generations aren’t only facts, but a collection of gestures, thoughts, attitudes, a whole unconscious which creates the unconscious of whole families. the famous pattern happens over and over again… as Eric Caravaca says in his sublime documentary “Carré 35”: a ghost who passed from parent to child’s unconscious.

I also note that the trauma is not only the violence of the fact, but also, and sometimes the annihilation of the family myth: each family is based on an unconscious founding myth, generosity, courage, freedom, etc. if something happens and ruins this myth, an abandoned child, friends we didn’t rescue during the war, etc. then the family itself is broken up.

events or risky behaviors, which reappear in some unexplained way 2 or 3 generations later (depression, anorexia, conflicts, suicidal tendencies, etc.), often point out that the family myth has been destroyed.

We must take note of it, try to understand what was this founding myth and … find another one!

the examples given are magnificent. this remythologization also requires rituals (we already talked about it). And I highly recommend this reading.

 

Psychogenealogy, by Anne Ancelin Schützenberger

This reading drives me crazy… and I understood… nothing… I…

Whatever, I do keep in mind some beautiful things. and certainly, we owe a great credit to Anne Ancelin Schützenberger, since she invented this subject.

the first thing is this quote from Emerson that made us react so much. Ok, so just put it back!

“To laugh often and much; to win the respect of intelligent people and the affection of children; to withdraw profit from good critics and let go betrayals from supposedly friends; to leave behind something good, a child in good health, a piece of garden or a society in progress; to leave the world a better place…to know even one life has breathed easier because you have lived. This is to have succeeded.”

Next thing, it is this idea of ​​protothought. I had just finished reading Fred Vargas. His hero, Captain Adamsberg is a pure intuitive. many of his investigations are moving forward along with all his protothoughts. thoughts not yet completely formed. this is where your intuitive, instinctive intelligence takes place. It’s saves your life when you must swerve to the right, because you have “felt” a car coming from the left. if you’d taken a moment to think about that, you would be dead. let’s go back to the family history, it is possible that a part of the “previous” information be transmitted in these fractions of knowledge. these bubbles, that we know about, without being able to understand them either. we will talk about it later because I have just made a “family constellation” and this idea of ​​”suspended” information would be very useful.

finally, and we will talk about it also later, there is this whole thing about transactional triangle. of relationship trying to fix while keeping each of the protagonists overwhelmed!

Of course, I would not wish anyone to experience these traumas, or even to have to read this kind of books, but I feel very lucky to live in an age with so many tools, and generosity to help humans to feel better. it’s great, isn’t it? see you soon!


Edit : my dearest friend Anne sent me this beautiful Man Ray picture as a reaction to this post

Alice Rahon (French-Mexican poet and artist, 1904-1987) by Man Ray, 1933

together with a quote : “To free ourselves from anything that have conditionnel us, is the very meaning of our existence.” – Alice Rahon was nicknamed the Black Bee by Paul Eluard

thank you so much <3

l’après me-too

Il m’aura fallu 2 semaines pour digérer, à peu près, nos échanges sur le post concernant #metoo. J’aimerais vous remercier car je crois qu’il est rare de pouvoir explorer des thématiques et des sentiments si intenses. Rappel des faits :

1/ je vous ai fait un très long et sinueux post. Certains.es de mes amis.es et j’imagine certains.es d’entre vous n’ont d’ailleurs pas trop compris ou adhéré. même si j’en reste très heureuse, c’est vrai que c’était long et sinueux et pas totalement maîtrisé.

2/ on s’est bien frités dans les com

3/ on a exprimé, mais aussi entendu nos colères

4/ on s’est écoutés

5/ on a compris, accepté et même présenté parfois des excuses.

6/ on a débattu, sans forcément être d’accord, mais dans le respect

wa-hou! je ressens malgré ou grâce à ces imperfections dans tous ces échanges, une vulnérabilité mais aussi une force incroyable et aimerais vous exprimer toute ma GRATITUDE! ça me fait grandir, vous ne pouvez pas savoir.

alors autour de moi, ici ou en perso, beaucoup d’amis, plutôt des hommes en fait, sont revenus vers moi, avec plein d’idées. Je ne dis pas que mes amies femmes n’ont pas d’idées mais je pense que nous dialoguons sur des niveaux différents.

Les femmes (autour de moi) disent simplement : on ne veut plus être mal-traitées. nous voulons être respectées en tant qu’être humain (ie. Peut on être respectées, recevoir de l’empathie, de l’amour?)

Les hommes disent : oui mais le problème c’est qu’on sait plus comment être des hommes (ie. Peut on être respectés, recevoir de l’empathie, de l’amour?)

Euh… ouais! alors, je sais pas si chacun saisit le fossé entre les 2 « camps »… Et en même temps, un fossé qui dit son nom c’est juste un trou au dessus duquel on peut construire de magnifiques passerelles. J’en suis convaincue.

Alors dans ce dialogue, je me suis “battue” contre quasiment tous les points de vue qui m’étaient donnés, ne voyant que le mien “plus de compassion svp”, mais au final, si l’on met nos arrogances de côté (en même temps… j’ai toujours raison… ;p) : je me suis rendue compte qu’il y avait mille manières d’affronter le sujet, de changer les choses et que si chacun bosse sur le chantier qui lui parait le plus approprié alors ensemble, on pourrait faire un truc vachement bien. Alors voilà, je me suis dit qu’il serait éclairant de réunir les éléments proposés par la petite humanité qui m’entoure (ici ou IRL)… VOUS, NOUS!

le post est très long mais on a débattu sur IG pour décider de le garder comme tel. je vous encourage à y revenir si besoin. voici NOTRE programme (classé du plus sociétal au plus intime)

1. Que Justice soit faite

2. Impunité Zéro

3. Full Contact ?

4. Comprendre le consentement

5. Comprendre le viol, la prédation, la domination

6. Explorer sa propre toxicité, sa misogynie inconsciente 

7. Respecter les femmes

8. Respecter les hommes

9. Développer de l’empathie pour l’autre

10. Education émotionnelle

… ON Y GO?!!!

1. Que Justice soit faite

objection : c’est une deuxième peine de devoir affronter, et la police et la procédure judiciaire etc. : ça n’est pas adapté.

contre objection : oui mais si le bonhomme est quasi sûre de ne pas être pris, alors il peut continuer sans peine.

solution : on peut travailler à accueillir la parole des personnes victimes d’agressions sexuelles. peut être avec plus de femmes pour les accueillir, mais peut être aussi tout un système qui accompagne la victime en tant que telle et non un système qui part du principe que la personne ment.

Donc oui aidons les victimes, avec un système judiciaire qui fait tout pour les aider (pi : on n’en que au niveau : peut on être consentent.e à 11 ans?!… WTF)

2. Impunité Zéro

quelque soit nos échanges, que ce soit en couple, en famille, entre amis, à l’école (de commerce),  au taffe, le sentiment de justice devrait imbiber chacune de nos relations.

objections : c’est fatiguant de devoir “faire la relou” tout le temps car cela arrive tout le temps.

contre objection : oui

solution : un peu c’est mieux que rien. mais effectivement, pour que nos relations personnelles soient allégées de ce poids, il faut que le groupe social (les potes, la famille) et les institutions jouent leur rôle. cela demande des structures. à la Silicone Valley par exemple, cette impunité zéro est en train de devenir la norme.

J’ai été horrifiée par la lecture de cet article paru dans l’Express sur le harcèlement dans les écoles supérieures-mon-cul. Avec des anciens Essec (pour ceux.lle qui n’ont pas suivi, j’ai fait cette école de commerce), nous sommes en train de nous mobiliser pour que l’Ecole applique cette impunité zéro, comme à Polytechnique. si jamais vous avez un quelconque poids auprès d’une institution ou d’un groupe, n’hésitez pas!

on peut agir aussi bien au niveau sociétal, qu’intime

3. Full Contact ?

objection : bah ça crée pas une société nouvelle si?

contre objection : oui mais ça apprend à se défendre ou à neutraliser

oui c’est vrai, tout ce qui peut donner de la confiance en soi et permettre, last minute, de se défendre devrait être pris en compte. permettre aussi de défendre l’autre, y compris par la force, si nous apprenons les gestes et attitudes à adopter.

4. Comprendre le consentement

Beaucoup d’hommes autour de moi me disent “c’est compliqué parce qu’on ne sait plus quand on peut ou non y aller”.

je vous conseille cette vidéo de l’excellente chaine “et tout le monde s’en fout” sur la Culture du Viol, proposée par Laura dans les com de mon précédent post #metoo. un peu agressive, mais franchement drôle et donc éclairante.

donc si elle répond non, c’est juste… NON. ça ne veut pas dire qu’elle ne pourrait pas changer d’avis, mais présentement, si c’est non, c’est… NON. et si vous désirez que son “non” passe au “oui”, à vous d’explorer “une” relation, basée sur le jeu, avec respect et curiosité. et plus si affinité. mais pas la peine de se fâcher si ça ne prend pas.

alors allons plus loin. un ami me disait : en fait, je suis en colère car les femmes disent “respectez nous, mais en même temps, elles me reprochent de ne pas être plus insistant, plus “mec”. elles me disent que je suis trop doux.” Ma prof de Tantra, nous disait : une femme aime être prise… une fois qu’elle a dit oui! beaucoup de femmes sont sensibles à… un désir clair. beaucoup de femmes aiment trouver chez l’homme qui vient à elle, le FAYA (fire)! donc les gars, votre désir clair (pénétrant?) fait (peut faire) partie du jeu de séduction, mais ça ne veut pas dire qu’une femme a envie, même inconsciemment, d’être forcée. claro?!

5. Comprendre le viol, la prédation, la domination

les discussions avec les copains reviennent souvent sur l’exploration de la force physique. pourtant les viols ne se passent pas comme dans les films : ça se fait pas (uniquement) dans une rue mal éclairée sous la pluie avec un homme prêt à te trancher la gorge.

ça se passe dans les familles, dans les couples. au lit. au chaud. mais parce que lui la prend malgré son refus à elle. ça s’appelle un viol. donc il ne s’agit pas uniquement de la violence et domination physique, ça se fait dans une domination psychologique.

une amie me disait qu’elle en avait parlé très tôt avec ses fils. au moment de leur puberté mais avant qu’ils ne soient en âge d’avoir des relations sexuelles : encore une fois non, c’est non. sinon c’est du viol.

un ami bossant dans le big data disait : pour combattre un phénomène, les chiffres sont importants, voir si les agresseurs représentent 50% des hommes ou 5% et ça n’est pas la même réponse à apporter.

mon mec, qui a bcp travaillé en prison et dans la violence domestique, me dit que le problème est moins dans la misogynie que dans l’exercice du pouvoir et la domination. la violence sexuelle ne concerne pas que les femmes, elle concerne UN homme sur SIX (gays et/ou en position de faiblesse), des enfants…

si quelqu’un a des éclairages… merci de nous les partager. j’ai trouvé cet article de 2016.

6. Explorer sa propre toxicité, sa misogynie inconsciente 

objection : nan mais je suis gentil.le

contre objection : me too. bon ok, on en a déjà parlé.

solution : lis mon post. mais surtout, sois à l’écoute de l’autre et de tes valeurs. il m’est arrivé dans un wagon restaurant de me retrouver coincée à côté de 3 mecs bourrés racontant leurs histoires de cul avec gestes obscènes à l’appui etc. il y avait une petite fille à côté, son père, d’autres adultes. nous étions tous choqués, mais personne n’a osé moufter; je garde la blessure de ma lâcheté, pour me donner du courage en d’autres circonstances. je me suis rendue compte que je n’avais pas osé me retrouver en position de vulnérabilité. ces mecs, était de chez Michael Page, des gars “bien comme il faut”. je ne risquais absolument pas de me faire taper. mais peut être de perdre la face, oui. du coup, cela a été une bonne leçon pour moi.

idem dans mon éducation vis à vis de mon petit gars. et de ma fille. notre société “féministe” encourage les filles à être fortes (comme des gars), à quel moment célèbre t elle que des gars veuillent s’habiller en rose (comme des filles)?! le modèle de “succès” est toujours celui du winner, du leadership, du sport à haut niveau… quand passons nous à un système où on célèbre aussi les valeurs féminines (à déterminer)? nous glorifions Saint Lolo pour nous avoir autorisé à porter le pantalon, je ne vois aucune femme libérer les hommes en leur autorisant la jupe ou le talon aiguille. nous vivons dans une société myso, il n’y a aucune raison que même en temps que femme, parent de filles etc, on n’ait pas intégré des valeurs misogynes sans le vouloir. à chacun de l’explorer.

je vous conseille ce petit billet d’un papa parlant de son fils. c’est savoureux! je vous conseille aussi ce papier de la géniale Marie Donzel sur blog du site féministe EVE, sur les écrits de Françoise Héritier et le concept de “valence différentielle des sexes”.

7. Respecter les femmes

Plus j’avance et plus en fait, j’ai l’impression que les féministes veulent surtout que l’on respecte les femmes en tant… qu’êtres humains. les hommes, eux manqueraient plutôt de reconnaissance en tant qu’hommes.

en effet, les femmes, peut être parce que notre corps nous dit que nous sommes femmes “en soi” (Pinkola Estes parle de “huevos”, non pas avoir des couilles mais avoir des oeufs, un savoir, en nous, elle parle aussi de notre corps qui saigne sans mourir, qui évidemment enfante, de cette magie du corps de l’espèce Femme), peut être parce que dans ce malheur qu’est l’ostracisation permanente de notre genre, nous n’avons pas ou peu ce problème de devenir “femme” puisque nous sommes sans cesse décrites comme telles. notre problématique est davantage dans le fait d’être respectée et accueillies en tant que personne.

comme le dit Grayon Perry, on cherche à définir le background de cet homme blanc qui fait le fondement de notre société, mais on ne le trouvera pas car l’homme blanc EST le background. toute l’humanité est façonné par lui et selon ses valeurs. la femme sera toujours l’Autre dans ce monde là. or nous on ne veut plus être juste l’autre. on veut un système où on fait partie dudit système.

le féminisme aujourd’hui se base beaucoup sur l’idée de singularités plurielles. l’idée de ne pas dire “les” femmes mais “des” femmes. de ne pas être dans une quelconque injonction : “habille toi comme ci” “épile toi comme ça”, “reste à ta place”… les féministes, si je comprends bien, disent : fuck! laissez nous être qui nous voulons être. voilée, seins nus, à la tête d’une entreprise, au foyer…

je suis un être humain!

j’adore ce manifesto féministe qui dit tout!

8. Respecter les hommes

pour les hommes, c’est tout autre chose. quasiment tous les hommes autour de moi se demandent “ça veut dire quoi être un homme”.

voilà ce que j’entends :

je ne suis pas respecté en qu’homme. on me fait passer pour mysogine, pour dominant et brutal. et tant qu’on se dit tout… JE NE SAIS PAS QUOI FAIRE DE MES PULSIONS. du coup, j’en ai honte. et en même temps, on me dit “sois pas macho” mais on ne supporte pas que je sois vulnérable, ou lâche, ou en difficulté. “man up!” un copain me disait qu’il avait peur des araignées et que sa meuffe lui avait répondu “bah conduis toi en homme, merde!”

une nécessité primaire, si elle n’est pas satisfaite vertueusement le sera névrotiquement. et je crois que pour un homme, c’est vraiment fondamental de se sentir homme, et valorisé en tant que tel. on a un gros chantier là. un copain me disait s’être mal conduit lors de soirée en école de commerce. avec le groupe. son besoin “d’en être”, y compris à l’encontre de ses valeurs, était plus fort que lui. et si on ne montre pas aux hommes ce que ça veut dire “être un homme”, alors il cherche comme il peut. pour l’instant : mal, notamment en brutalisant les femmes.

et des hommes qui ne sont pas respectés sont des hommes affaiblis, donc moins enclin à prendre une place vertueuse dans leur vie, la société, l’intimité.

donc, surtout pour les femmes qui se disent féministes, repensez à la blessure des injonctions permanentes que nous recevons et appliquez la à celui de la masculinité. c’est juste la même chose.

je finirais ce double chapitre femme/homme sur cette citation du très controversé David Deida : “les femmes veulent être entendues, les hommes appréciés“. j’entends déjà le brouhaha de vos jugements (ah non peut être s’agit il du mien), mais appliquez ça au conflit que nous avons eu sur ce blog il y a 2 semaines, appliquez ça dans vos relations sexuées et vous m’en direz des nouvelles!

9. Développer de l’empathie pour l’autre

Alors je voulais de la compassion. mais peut être que c’était trop. de l’empathie suffirait. pas forcément qu’on pleure avec moi mais juste qu’on respecte mon chagrin. je ne développe pas, car nous en avons beaucoup parlé avec la CNV.

en revanche, je me permets d’insister sur un point expliqué dans la CNV. si quelqu’un a un chagrin, ne vous la ramenez pas avec vos conseils, juste faîtes lui un câlin. soyez là.

l’empathie de l’entourage est une partie très importante de la reconstruction d’une victime. soyez là. voici ce que j’ai trouvé.

10. Education émotionnelle

Nous l’avons vu, avec la CNV, le début de la violence se fait dans le non respect des émotions. or comment voulez vous qu’un petit garçon, futur-homme, puisse respecter les autres et notamment les filles (et futures femmes) si on ne le respecte pas lui? si on lui apprend qu’être un homme, c’est être un caïd? c’est même ne pas avoir d’émotion?

ce que dit rosenberg aussi c’est que l’apprentissage réel ne se fait que si l’on répond à un besoin profond. ainsi un enfant, comme un adulte, ne peut pas respecter longtemps un loi qui dit “faut faire comme si, comme, sinon c’est mal”. le respect “solide” ne fait pas dans l’obéissance, la peur, ou la culpabilisation; je me rappelle de conflits entre mes enfants. ces conflits se répétaient sans cesse, jusqu’à ce qu’un jour je puisse argumenter à chacun qu’ils se sentaient mieux lorsque les règles de respect mutuel était appliquées par chacun. “tu te sens comment, quand tu ne tapes pas? -… mieux” ainsi en leur montrant leur propre intérêt à respecter les lois de la maison, que ces lois étaient faites pour eux aussi, (et non que l’on devait observer la loi parce que …. “c’est bien”), les tourments répétés du conflits se sont effacés… LOGIQUEMENT!

on ne peut pas enseigner le respect (envers les petites filles) si on ne respecte pas les enfants (notamment les gars). GO GO GO!

Cette semaine encore, j’ai vu 2 parents reprendre leurs fils qui pleuraient “pour rien”, ou “comme des mauviettes”. prendre ensuite dans leurs bras, leur petite fille qui pleurait pour les même raisons. je sais qu’ils veulent bien faire, qu’ils ont peur que leur fils ne soient pas accepté dans sa vulnérabilité. j’ai fait pareil. mais revoyons votre manière de faire. c’est une violence inouïe faite à nos garçons de ne pas leur accorder la possibilité de pleurer. de ne pas les aider à explorer leurs émotions. et encore une fois, la violence nait des émotions non processées. j’y reviens très vite.

un des petits garçons a d’ailleurs répondu “tu te rappelles de la vidéo qu’on a vu : il faut laisser les petits enfants pleurer. c’est pas bien ce que tu me dis.” du coup, on revient au point 2. si les institutions, les écoles, etc aident la société à se former, à s’éduquer, à s’élever, cela permettra à chacun de grandir, en même temps. dans un chemin de respect et d’égalité.

Alors voilà, le but de ce post serait d’avancer ensemble, donc, j’ai commencé en vous donnant ces 10 règles possibles, qu’on a partagé ensemble. je rêve qu’on se rencontre, hommes et femmes, et qu’on en parle. ici, mais aussi IRL! any suggestion?!

Nonviolence

The other day, one of you encouraged me to read Rosenberg’s book ” Words are Windows, or They’re Walls “. This allows me to thank you for all your suggested readings, music, videos. We really should be able to gather all this somewhere!

After reading the first two thirds of the book, I realized that I already apply some of the proposed methods in my regular communication and / or in case of conflict: eg. I always try to talk about me and my own feelings, rather than talking about the other and his supposed faults. in other words, if I can, I try to tell “I’m angry,” rather than “fat ass”. However, Rosenberg carries the applications of this way of being, living a step further. Because it is not only about communication techniques but rather a philosophy of life. Benevolence is not just a word … it’s a way of life!

and … it’s pretty hard!

  1. ” Somewhere beyond right and wrong, there is a garden. I will meet you there.” Rumi

How hard it is! How hard it is not to consider the world from the perspective of good and bad. From “Who’s Wrong / Who’s Right” From “Who’s Naughty / Who’s Nice”. of course, that a society needs justice, that certain things are respected, that others are punished, but this concerns only a tiny part of our relations. But we easily import this societal model (even religious) in our intimate relationships: we wait until dad, mom say who is right, then the teacher, the boss, our friends (“Eh do you agree that I’m right ?!) … etc. but when you think about it, how many conflicts, remain unresolved? how many relationships are wasted? how many divorces are pronounced without repairing the relationship of the ex-members of the couple (who must continue to be parents of the same children) It does not work. The notion of benevolence and non-judgment is finally here: rather than saying that the other is an idiot, it’s probably better that everyone expresses his personal needs in order to be able to accept an agreement that would suit both parties, and which will therefore be respected for the benefit of all.

And that’s good for your professional relationships, with your boss, your peers, but also your friends, your enemies, with your kids, your man, your woman, the people with whom you have to negotiate, deal, interact … live!

And that’s good for your professional relationships, with your boss, your peers, but also your friends, your enemies, with your kids, your man, your woman, the people with whom you have to negotiate, deal, interact … live!

2. The 4 rules

 

Rosenberg from the beginning of the book gives us his recipe, the 4 steps that determine the non-violent communication:

  1. to be factual
  2. express one’s feelings
  3. express your needs in relation to these feelings
  4. make a request (specific)

so it’s very simple, and at the same time … pretty hard, isn’ it?! You’ve to be really strong to be nonviolent.

Moreover, Rosenberg agrees, but a little bit is better than nothing. One step at a time. The he examines each of these rules, with cases, exercises, for you to be able to evaluate your comprehension of each concept.

For example, sometimes we think we are factual, when in fact we expose our own evaluation of facts. So instead of saying, “Anyway, it’s just an egoist”, it should be better to say “she talked all evening long”.

Also, for point 2. a sentence starting with “I feel that” often continues not with feelings but with an opinion: “I feel that you do not love me” instead of “I I feel sad because we don’t get to see enough of each other.

Rosenberg speaks very well of some of his patients, unable to express their feelings: they do not know how they feel. They did not learn to do it.

I was deeply touched by the way he shows how violence arises from this inability to express our feelings. Parents, let’s do something for our kids! And let us begin with ourselves!

about the demand (point 4) was also very illuminating: we must be factual and very specific eg. “I would like to be loved” is not a good demand because it can to be understood in a thousand ways by the other. It’s better to say “I would appreciate that you keep your socks organized because it’s a sign of respect for me and we have better things to share.”

3. the conditions of non-violence

in addition to these 4 rules, Rosenberg enlightens us on certain skills to develop to apply the art of NVC. once again, limpid comedy and … not so easy to apply. one step at a time as always.

to be responsible of our own actions: we can’t be in a real relation to the other without this. the de-empowerment is a very good source of violence, and may lead to some sort of fascism.

empathy: respect the emotion of the other, at least by recognizing him.

Benevolence with oneself: by recognizing our singularity, by acting or talking not with a feeling of shame or fear, but with respect for our own deepest needs (to be aware). self-knowledge is the best way of benevolence. for oneself. then for others.

 

4. illuminating examples

The book is full of anecdotes and examples in which I saw easily the value of developing nonviolent communication skills! I hope you will like them too! cheers!