Halalalala, je sais pas pour vous mais cette (fin d’) année! Ces nouvelles, et ces images du monde. Enfin ce monde tout court… pfff.
Et après avoir fini en larmes dans les bras de ma puce, être tombée malade pour la 15 fois de la (fin d’) année, j’ai eu une sorte de sursaut. Parce que bon, chacun a droit de se sentir vulnérable et démuni, mais le monde s’il va mal a sûrement besoin d’autre chose que de gens qui pleurent… parce que “ça” va mal.
La semaine dernière j’étais à Londres. Ma cousine Mymy (oui, la reine du Pho) a déménagé là-bas il y a 3 mois. En 3 mois donc, elle a réussi à organiser avec ses voisines un déjeuner de charité, visant à réunir les différentes communautés de son quartier ET à collecter des fonds pour une association locale qui lutte contre la pauvreté des quartiers. Nous étions 100 et ça m’a incroyablement émue. Mymy avait de nombreux projets depuis des lustres autour de la cuisine, de l’engagement social etc. MAIS à Paris, jamais rien n’était possible. C’était “compliqué”.
En arrivant dans un nouveau pays, elle a fait en 3 mois ce qu’elle ne parvenait pas à faire depuis des années “Chez” elle. Parce que peut être, quand on fait peau neuve, tout un coup, rien n’est plus compliqué. Et tout devient possible. Et ca m’a fait réfléchir sur ma morosité, les petites prisons que l’on peut entretenir, mais dont on peut s’affranchir aussi.
J’ai repensé à ce livre de Nicolas GO, sur la Joie : si je me laisse aller à la tristesse, alors que la réalité l’est déjà, alors, je perds 2 fois. Il faut, au manque de bonheur répondre par la joie. JOIE!
Du coup, j’ai repris la méditation, les jeux avec mes mômes, mes lectures, mon chéri. J’ai aussi retiré mon appli fb de mon tel. ça le fait pas mal.
Jeudi, pour les parisiens, j’organise aussi ma vente annuelle Buy Buy, au profit des restau du coeur. il y aura de beaux produits, pas chers. ainsi que quelques beaux livres. et puis j’ai très envie de vous voir. passez! c’est chez mon amie Alice Hubert, qui vendra aussi ses magnifiques bijoux. 8rue Jacques Louvel Tessier, Paris 10h. Jeudi 22, de 18h à 21h.
Pour les autres, qui ne pourront pas venir, n’oubliez pas que le monde à besoin de vous (ce lien si vous voulez être utiles pour Alep). Le danger principal de cette période sombre est nous faire oublier la lumière. N’oubliez pas cette lumière qui est en vous, et ne sous-estimez jamais votre capacité à porter la lumière du monde. Pour vous-même d’abord, puis pour les autres.
Here you have a post where I am boasting…WHICH NEVER HAPPENS. It’s because I have received more and more questions regarding my filming skills. And this thrills me! Thank you! So here’s my tips:
1/ Do what pleases you – ACTION
About the marketing, I studied commercial courses at the university. For color, I landed a certificate in one of the most renowned French art school and for the video, which is however my main source of income, I haven’t follow any academic studies.
I learned on the spot by practicing. Filming and editing. My desire to film and tell stories on video. So the important part is not to be validated by a diploma or your entourage. It’s just to do it.
Go GO GoooOOoOooooo
2/ Do what pleases you – CAMERA
I need a natural, luminous image and a handy, light camera. Because I only shoot live on the spot.
Many asked me what equipment do I use. I use Panasonic camera GH4 with two Leica lenses (more or less close up in the frame.)
I do not use the Canon 5D because I find the image “too beautiful,” too smooth, too sophisticated. It’s great in low light, it’s really beautiful. But generally speaking I find the image to be taking me away from the realness and I love the beauty of the realness.
And also that it’s so heavy, I wouldn’t be able to film for a long time with it (which sometimes I need to do.) Mine is almost twice as light.
3/ Do what pleases you – SHOOT
I assume that it’s good to have some kind of film culture; I don’t have any (except what I find in “every frame a painting”) What I know is that I like certain camera shots, I like a certain light, I like a certain balance of tones. I am a sensitive person HAHAHAHA!
Today I am working on my long feature and therefore the storytelling has become important BUT up until now many of them were simple. What counts is the emotion. The communicated emotion and the lived emotion. Therefore I don’t shoot significant images: to tell that a person went from the kitchen to the living room, you can shoot while traveling from one room to the other, add images of the boiling tea pot then the fireplace etc. All this is significant. I don’t do that. Sometimes it gets boring during editing stage and yes it is limiting and I can never deliver a storyboard to a client, BUT that’s the way it is. The more I progress, the more my writing desires are changing and I’ll certainly move toward more sophistication. BUT to begin: shoot whenever you feel like it, whatever you feel like filming (a specific composition, the wind, the texture of neck, what really makes YOU happy.)
Oh yes, and I don’t do it because “it works” or because it looks pretty, BUT because the moment moves me and I try to transpose it into a shot. Do you follow me?
In a certain way I have a very ”impressionistic” approach, organic and meditative.
4/ Do what pleases you – UNTIL SATISFIED
They asked me if I spend my life filming. It happened. I found that everything was beautiful, that I “had to” capture it. And then I got over it. There’s a time when you understand that beauty doesn’t stop. That if you missed a shot, another one will present itself. That it’s not important not to have memories from that moment or another.
I satisfied myself, and therefore I shoot whenever I want… Yes you get it, whenever it pleases me.
Still, note that sometimes when you are in the “non-satisfied“ phase, it can create conflict with your entourage. It’s a little strange and at times really irritating to have to live with someone who shoots everything.
5/ Do what pleases you – EDIT
My brother Lâm was telling me that there is nothing more painstaking than video, indeed once you are done filming you have yet to do anything (as oppose to photography for example). The editing stage is the time when you find yourself in the front of a mountain of pieces of textiles. You must sift, throw the rejects, unearth the beautiful threads and most important figure out if you are going to design a jacket or a pant. It is in my opinion the most artistic part. I heard Chabrol say that it was the time when you were in the matter (cinematographically for him)
That’s about all of it, you know it all. I mean I believe so, don’t hesitate to ask me more questions! I kind of like answering you all!
Voici un post où je me la pète… CE QUI N’ARRIVE JAMAIS. Car je reçois de plus en plus de questions concernant ma pratique de videaste. Et ça m’enchante! Merci! Donc voici mes tips
1/ fais ce qu’il te plait – ACTION
Pour le marketing, j’ai fait de hautes études commerciales; pour la couleur ensuite, j’ai décroché un certificat dans l’une des plus belles écoles d’art française; pour la video, qui pourtant aujourd’hui me fait vivre, je n’ai fait aucune études.
Ce qui m’a portée c’est la pratique elle même. Filmer et monter. L’envie de filmer et de raconter des histoires filmées. Donc l’important n’est pas d’être validé par un diplôme ou un entourage. C’est de faire.
Go GO GoooOOoOooooo
2/ fais ce qu’il te plait – CAMERA
Il me faut une image naturelle, lumineuse et une caméra légère et maniable. Car je ne filmE que sur le vif.
Beaucoup me demande avec quoi je filme. J’utilise un appareil photo Panasonic GH4 avec 2 objectifs Leica (plus ou moins serrés dans le cadre).
Je n’utilise pas le Canon 5D car je trouve l’image “trop belle”, trop lisse, trop sophistiquée. C’est bien en basse luminosité, c’est vraiment très beau. Mais globalement je trouve que cette image m’éloigne du réel et moi j’adore ca, la beauté du réel.
Et puis ce que c’est lourd, je n’arriverais pas à filmer longtemps avec (ce qui parfois m’arrive). Le mien est presque 2 fois plus léger.
3/ fais ce qu’il te plait – FILME
J’imagine que c’est bien d’avoir une culture filmique, je n’en ai aucune (à part ce que je trouve dans “every frame a painting“). Je sais juste que certains plans me plaisent, certaines lumières me plaisent, certains rapports de tons me plaisent. Je suis sensible quoi… HAHAHAHA
Aujourd’hui je travaille sur mon long métrage et donc la narration est devenue importante MAIS jusqu’à maintenant, beaucoup d’entre elles ont été très simples. Ce qui compte est l’émotion. Émotion transmise et émotion vécue. Je ne filme donc pas d’images signifiantes : pour dire que la personne est passée de la cuisine au salon, on peut la filmer se déplaçant de l’un à l’autre, mettre des images de cafetière qui bout puis de feu dans la cheminée etc. Tout ça c’est du signifiant. Je n’en fais pas. Parfois c’est chiant au montage et oui ca a sa limite et je ne peux jamais fournir de storyboard a les clients, MAIS c’est comme ça.
Plus ca avance pour moi et plus mes envies d’écriture changent et certainement que je vais aller vers plus de sophistication. MAIS pour commencer : filme quand ça te plait, ce qu’il te plait de filmer (une compo précise, le vent, la texture d’une nuque, qu’est CE qui te plait exactement?).
Ah oui aussi, je ne le fais pas parce que ça “le fait” ou parce que c’est joli, MAIS parce que le moment m’émeut et que je vais tenter de le transposer dans un plan filmé. Vous me suivez?
4/ fais ce qu’il te plait – JUSQU A SASIETE
On me demande si je me passe pas ma vie à filmer. Ca m’est arrivé. Je trouvais que Tout était beau, qu’il “fallait” le capturer. Et puis ca m’est passé. Il y a un moment où tu comprends que la beauté ne s’arrête pas. Que si tu as loupé un plan, un autre se présentera. Que ca n’est pas grave de ne pas avoir de souvenir d’un moment où d’un autre.
Je me suis repue, et donc je filme quand je veux… oui vous m’avez compris, quand ca me plait!
5/ fais ce qu’il te plait – MONTE
Mon frere Lâm me disait qu’il n’y a rien de plus laborieux que la video et effectivement, quand tu as filmé, tu n’as toujours rien fait (contrairement à la photographie par ex). La partie du montage c’est le moment où tu te retrouves devant une montagne de tissus. Il faut trier, laisser les rébus, dénicher les belles étoffes et surtout décider si tu vas réaliser une veste ou un pantalon. C’est à mon avis la partie la plus artistique. J’entendais Chabrol dire que c’est le moment où tu es dans la matière (pour lui cinématographique).
Voilà voilà, vous savez tout. Enfin je crois, n’hésitez pas à me poser plus de questions! Ca me plait bien de vous répondre!
“MAIS naaaaan, t’as pas osé? Monica t’as pas fait ça?!
– bah… si”
J’ai beaucoup beaucoup de taffe (en ce moment)(Aussi) et d’ici Noël, j’ai envie de posts plus light. J’espère que l’on pourra faire une video au moins mais rien de suû. On fait avec ce qu’on a.
Donc je vous raconte Monica. Ca fait 5 ans que je n’ai pas vu Monica. Et vous la verrez bientôt par ici. On se raconte nos lifes comme on le fait dans ces cas là… avec l’enthousiasme de la redécouverte.
Monica est blonde et fraîche. Tellement fraîche. On dirait qu’elle a 25 ans. Pour autant, elle bosse entre Paris et Milan, avec de grosses equipes, de gros enjeux, de gros… égos.
Elle vient d’emménager à Milan et arrive pour une réunion rencontrer un nouveau fournisseur. Le bonhomme, comme tant d’homme lui réserve un accueil… bien burné.
Jambes écartées, les mains de part et d’autres des parties.
Un bon manspreading comme on les aime. En toute simplicité.
Aucune idée de ce qu’il avait consciemment en tête. Mais on a déjà parlé du pouvoir du corps. De ce qu’il raconte au delà des mots. Et en même temps de ce corps qui vous trahit, vous rend lisible, totalement transparent de vos intentions. C’en est parfois agaçant tellement c’est “énorme” (Je parle pas de burnes).
Donc “l’homme fort” accueille la petite blonde fraîche dans son bureau.
La petite blonde fraîche est en jupe.
Qu’auriez vous fait?
Nan mais en vrai? Quelle aurait été votre reaction? Perso, j’aurais été gênée, agacée, et carrément irritable. Perso, je sais pas faire. La preuve.
Bon Beh Monica, elle prend une chaise, elle la pose devant le roi, elle relève légèrement sa jupe, écarte les jambes, mets ses mains de part d’autre du vagin. Elle le regarde dans les yeux, se fend d’un large sourire et dit :
“Je peux faire pareil?”
Inutile de vous dire que le mec s’est ressaisi tout de suite. Et s’en est suivi une collaboration hyper respectueuse et fructueuses entre eux. Et ce que j’adore dans cette histoire c’est que ca s’est fait de manière beaucoup plus simple, légère et puissante que n’importe quelle reaction autre (notamment celles que j’aurais eu).
J’entends beaucoup parler de bienveillance en ce moment. Et dans cette recherche de dialogue, y compris avec ceux qui nous offensent, nous gonflent, nous font douter, on fait comme on peut bien sûr, mais on pourra aussi se souvenir de Monica, qui sans émasculer le bonhomme, lui a dit très simplement et justement à qui il avait affaire!
Car la bienveillance est parfois difficile à appliquer, mais tellement efficace en réalité que ça vaut le coup de se “former” ou de s’échanger nos tips le cas échéant, non?
“BUT naaaaaahhhhh you did not? Monica you didn’t do that?!
– Well…yeah”
I have lots and lots of work (right now)(as well as) up until Christmas I have the desire for lighter posts. I hope that at least we will be able to make a video but nothing is sure. You do what you can with what you have.
So let me tell you about Monica. I haven’t seen her in 5 years. And you will get to see her soon around here. We tell each others our life happening just like you do in those cases… with the excitement of rediscovering each other.
Monica is blond and youthful. So youthful. She looks like she is 25 years old. She works between Paris and Milan, with big teams, big stakes, and huge…egos.
She just moved to Milan and arrived for a meeting with a new supplier. The fellow, like many other guys, held her a special welcome… ballsy
Legs spread open, hands on each side of his private parts.
A classic man spreading like we love them. In all simplicity.
Without any idea of what he consciously had in mind. But we already talked about the power of the body. Of what he tells beyond the words. At the same time this body that betrays you, makes you readable, totally transparent to your intentions. So much that it’s sometimes irritating how “big” it is (and I am not talking about balls).
So the “strong man” welcomes the little youthful blond in his office.
The little fresh blond is wearing a skirt.
What would you have done?
Naaah for real? What would be your reaction? Personally, I would have been embarrassed, annoyed, and fully irritable. I just don’t know how to deal with it!
Well Monica, she pulls up a chair, places it in the front of the king, raises her skirt slightly, spread her legs wide open, puts her hands on each side of her vagina. She looks at him straight in the eyes, gives him a big smile and says:
“I can do the same?”
Needless to say that the guy recomposed himself right away. What followed is a great fruitful collaboration, a very respectful relationship between them.
What I love in this story is that it happened in a much simpler way, lighter and more powerful way than any other reaction (notably what mine would have been.)
I hear a lot of talks about goodwill lately. And with this dialogue search, that includes those who are offending us, driving us crazy, making us doubt, we do whatever we can obviously, but we could also remember Monica who without emasculating the guy, told him very simply and fittingly who he was dealing with.
Because goodwill is sometimes difficult to apply, but so efficient in reality that it’s worth the shot to “train” ourselves or to exchange tips if need be, no?
Oh it has been a long time since we touched back on this “twenties” series that is so dear to my heart. Last year during our Seymour+ workshop, Melissa evidently played the the game. So Melissa tell us was you felt when we first met whereas you were someone else.
“please note for those who don’t know that Seymour is Melissa’s father name”.
The only photo I found (it actually found me) of myself when I was around 20 years old is a photo with my dad. What surprises me the most is my protective gesture. In my recollection I thought he was the one protecting me but this picture shows the opposite. During my entire life I thought I was weak and that it was my parents who were lifting me up, but it turns out that while looking at that photo I can see it’s them who were counting on me. This photo takes me back to a past within which I was caring for others before myself. I lived from the outside in, in reaction to the others, tending to their needs. Now I still care for others because it’s my passion, but I do it in a more balanced and healthy way… I take care of myself first therefore my tenderness goes out to others without expecting something in return. I now pour from a glass half full and not half empty. The “water” that I share is therefore healthier, cleaner.
The day the photo was taken, I worked at the office very late again and I changed in the bathroom where the party was. No time for femininity, or me time to get pretty. I barely recognize myself, I have the feeling that it’s someone entirely different. What is surprising is that I was happy during this era because I didn’t know yet what I was missing, I was in a cage without knowing it.
Since then I discovered life, a life of freedom where I can be myself and trust my own ideas, feelings and instincts. The path since then has been rough but I wouldn’t change it for anything in the world. In my case I feel substantially better, more beautiful, more fulfilled, stronger, softer, more “myself” today at 48 years old then when I was twenty.
Photos don’t come to us by accident, this one is very revealing-head to head, we look like conjoined twins. I think that I still have some work to do with the past. The energetic link is still very strong. Maybe with his body imprisoned by the multiple sclerosis, he was trying to transmit his ideas to me, a piece of his soul…so that I could continue to carry them in the world?
This text is a translation, please find the original in french here.
Oh voici bien longtemps que nous n’étions revenus sur cette série “20 ans” si chère à mon coeur. L’année passée lors de notre atelier chez Seymour+, Melissa s’est evidemment prêtée au jeu. Alors Melissa, dis nous ce que tu as ressentie en te rencontrant alors que tu étais une autre.
*je précise pour ceux qui ne le savent pas que Seymour est le nom du père de Melissa.
La seule photo de moi que j’ai trouvée (qui m’a trouvée) ou j’avais environ 20 ans en est une avec mon père. Ce qui me surprend le plus c’est mon geste protecteur. Dans mes souvenirs je pensais que c’était lui qui me protégeais mais cette photo en dis l’inverse. Toute ma vie je pensais être faible et que c’était mes parents qui me portaient, mais en fait en regardant cette photo je vois que c’était eux qui comptait sur moi. Cette photo me replonge dans un passée dans lequel je m’occupais des autres avant de moi-même. Je vivais de l’extérieur vers l’intérieur, en reaction aux autres, à leur service. Maintenant je m’occupe toujours des autres car c’est ma passion, mais je le fais d’une façon plus saine et équilibrée…je m’occupe de moi d’abord, ainsi ma tendresse va vers l’autre sans attente de retour. Je verse maintenant d’un verre plein et non d’un verre vide. ‘L’eau’ que je partage est donc plus saine, plus propre.
Le jour de la photo j’avais encore une fois travaillé très tard au bureau et je m’étais changée dans les toilettes du lieu de réception. Aucune possibilité de féminité ou de moment pour me choyer un peu. Je me reconnais à peine, j’ai l’impression que c’est quelqu’un entièrement autre. Ce qui est étonnant c’est que j’étais heureuse à cette époque car je ne savais pas encore de quoi j’avais êtée privée. J’étais en cage sans le savoir.
Depuis j’ai découvert la vie, une vie libre ou je peux être moi-même et faire confiance à mes propres idées, sentiments, et instincts. Le chemin depuis a été rude mais je ne le changerais pour rien au monde. Dans mon cas je me sens nettement mieux, plus belle, plus épanouie, plus forte, plus douce, plus ‘moi’ aujourd’hui à 48ans que je ne l’étais à 20ans.
Les photos ne nous viennent pas par hasard, celle ci est très parlante- tete à tete, nous avons l’air de jumeaux con-joint. Je pense que j’ai encore du travail à faire avec le passé. Il faut que je penche un plus sur cette histoire avec mon père. Le lien énergétique est encore très fort. Peut être avec son corps prisonnier de sa Sclérose en Plaques, essayait t il de me transmettre ses idées, une partie de son âme… afin que je puisse continuer à les porter dans le monde?
I’m beating around the bush since a while. Finally, it’s pretty hard to write this post. Gee! which proves that is not easy to speak about sex!
So, here we go, I don’t know about you, but me I truly don’t know what Tantrism could be. Possibly, a way of living linked with sex. In my imagination, it was a Indian stuff without touching … major LOL!
Even so, I would describe myself as pretty much, very sexual. I’m not a libertine, nor either an expert, I don’t use disguise nor either sextoys (without saying that I will never use any…) we could say that I’m very normcore even if I love sex. I truly think that nothing is more beautiful than making love with the one you love, except giving birth and watching your children growing up.
So, I was surprised and in the same time very interested when I saw Sasha’s video :
Hey Really ?!
So, I arrived with this in mind for a 2 days workshop. We were almost forty, half men, half women, half couples, half singles. Most of us were heterosexual. And during these 2 days, we had to explore the power of sexual energy. With plenty of experiments, discussions, alone, by two or altogether. It’s was just … AMAZING!
1/ the body power
The most impressive was for sure the body explorations. I must precise : without touching (no, no masturbation!!!!). So you remember we spoke a lot about my body therapist and the way we could search, get out the blocked emotions by using our breath. So I was totally aware about the power of our breath (during these meetings, I cried so much, screamed, punched… which was pretty dam good!). The differences between the meetings with my body therapist and this workshop, are that :
1. you add voice and this make the all stuff even more powerful
2. were are forty and this make the all stuff even more powerful
3. we focus on this sexual energy… and this… make the stuff… yes you guess what I’m going to say… even more POWERFUL!!!!
During these « exercices », your energy goes up and down, then up again, explodes, sometimes very shortly,and sometimes it stays for such a while that you completely lose track of time. And there are all these people all around you. So, next to you some are singing, crying, screaming, having orgasm… A COMPLETE MESS!!!!
but whatever it’s just wow unforgettable.
As Sasha said : “you are focusing on how sexy looks like, but I ask you to experience what Sexe feels like”
In fact, during this weekend I learnt that if there are emotions, sorrows that our body kept, there is also its beauty, its power. The body is temple! and sex in fact gathers all this together I guess. As Sasha says, orgasm is a healing modality, but this ask you to face your blocked emotions. if not you keep them under the carpet.
2/ so what do you want ?!
There were also conversations, for example, we were supposed to find a partner, looking at him or her during 3 seconds and then told what was his or her most intimate desire (without knowing him or her before eh), all he or she could do to achieve it, and even all the things he or she could do, in the same time to fail. The question by itself was just fab I guess. and you know the answers were just amazing. The conclusion was that our body says all, you just need few seconds to read inside another one. and couples who accuse the other one for not communicate enough are just lazy : at a glance you can see all in another. That was fascinating to me.
3/ men-women, let’s talk!
It had also been this discussion men-women : Dear men, what would you like to see more often in women/ Dear women what would you like to see more often in men. I don’t know about you, but it’s the first time in my life that I had such a fascinating and caring conversation with so many people, on such a matter. and to talk about sex (and also about gender) with so many women and men without killing each other, with an incredible quality of listening, some fun, curiosity, really just this was beautiful.
women were saying to men :
« Go ahead » which means « in bed, don’t hesitate to TAKE US. When we say yes, it’s YES. » so guys Go, gO, GoooOOoO!!!
« be present » sometimes you’re in, but not really. and the quality of a relationship lies in the quality of our connection. particular in bed and of course in life in general.
« protect us » some men and the all society discriminate, attack us. Some women and the all society tell us we’re not enough pretty, always too fat, we come under permanent attacks of our image. We ned You, we need your help, your love, your actions.
men were saying to women :
« be more simple » we don’t need so much sophisticated things. More generally, it’s sometimes a bit difficult to understand you because you often change your mind or complicate things.
« don’t try to alter us » sometimes we have the impression that all what we’re doing is bad. some women try to micro-managed us all the time. and ask us to change. we are as we are.
“accept our weaknesses” you ask us to be vulnerable but you hate when we’re feeling down, we’re having doubts, a depression. we need you.
And then Sasha talked about something which was very interesting. about the fact that a lot of men need to be empowered by their wife, more often than women need. She said that a lot of couples are dysfunctional because it’s very emasculating for a man to be empowered by woman who, in the same time wants him to be a real male. It’s a vicious circle.
And ten thousand other things.
Be back home it took me almost 2 weeks for recovering. certain things were got dug up. but finally it helps me to evacuate them. a healing modality what that’s she said ?! after this experience I had an intense creativity period which begun with the « Five years » video.
But I think the most important thing is the relation to my body. I want to celebrate it, I love and adore it. I don’t care anymore about « extra pounds » « a small cup size ». Now I feel connected with something more beautiful and higher.
And of course, making love with your partner is even better after this kind of experience. because if suddenly I considered my body as sacredit’s the same for my partner. love can’t be/anymore a simple quest of frictional orgasm, now it will consist with honoring and saying how much I love the other one. Without a word. But with this love energy, this truth which is, for sure, sacred.
Wow… I’ve done it! so now please send me your comments and help not feeling alone with all this !
Voilà plusieurs heures que je tourne autour du pot. Ce post est franchement difficile à écrire. La vache! Comme quoi le sexe, c’est pas si facile d’en parler!
Donc voilà, je sais pas pour vous, mais moi, le Tantrisme, je n’y connais absolument rien. Eventuellement, une art de vivre autour du sexe. Dans mon imaginaire, c’était un truc indien, et sans contact… major LOL!
Pour autant, je me décrirais comme assez, très sexuelle. Je ne suis pas libertine, ni experte, je ne me déguise pas, n’utilise pas de jouet (sans me dire que ça n’arrivera jamais…) je suis disons super normcore et pour autant j’adore le sexe. Je pense sincèrement qu’à part donner naissance et voir mes enfants grandir, il n’y a rien de plus beau sur terre que de faire l’amour avec la personne que j’aime.
Du coup, j’étais aussi surprise que partante lorsque j’ai vu cette vidéo de Sasha :
euh Really?!
Alors voilà, j’arrive ainsi pour un workshop de 2 jours. Nous sommes une quarantaine, moitié hommes, moitié femmes. moitié couples, moitiés célibataires. Plutôt hétéros. Et pendant 2 jours entiers, nous explorons la puissance de cette énergie sexuelle. Avec plein d’expériences, de discussions, seul.e, à deux, tous ensemble. et c’est… OUF!
1/ la puissance du corps
Le plus impressionnant était bien sûr les explorations corporelles. je précise : sans se toucher (non pas de masturbation!!!!). Alors nous avons parlé de mon thérapeute corporel et de la possibilité d’aller chercher et déloger des émotions bloquées, par le biais de la respiration. Donc j’étais déjà “aware” de la puissance de la respiration. La différence de ce workshop avec mes séances chez mon thérapeute corporel, c’est que :
1. tu ajoutes la voix, ce qui rend la chose bien plus puissante encore
2. on est 40, ce qui rend la chose bien plus puissante encore
3. on se concentre sur cette énergie sexuelle…. ce qui rend la chose…. oui vous m’avez comprise… Ça rend la chose TOTALEMENT FOLLE!!!!
Lors de ces “exercices”, il y a ton énergie qui monte, descend, remonte à nouveau, explose, parfois ça explose un instant, parfois ça reste et tu ne sais pas combien de temps ça dure au juste. Et puis il y a aussi tout le groupe. donc à côté, ça chante, ça pleure, ça crie, ça orgasme… LE BORDEL!!!! mais wahou, c’est franchement inoubliable.
Comme le disait Sasha : “you are focusing on how sexy looks like, but I ask you to experience what Sexe feels like”
et en fait, ce que j’ai compris lors de ce weekend, c’est qu’il y a certes les émotions, les chagrins gardés par le corps, mais il y aussi sa beauté, sa puissance. Le corps est un temple! Et le sexe, en fait, réunit tout ça je pense. l’orgasme, comme le dit Sasha is a healing modality, mais du coup, cela demande que tu puisses faire face à ces émotions bloquées. sinon, tu les gardes sous le tapis.
2/ alors tu veux quoi?!
Alors il y avait des discussions aussi, par exemple, on devait se mettre par 2, se regarder 3 secondes et dire quel était le désir le plus profond de l’autre (sans le connaitre hein), tout ce qu’il mettait en place pour y parvenir, tout ce qu’il mettait en place pour en même temps… ne pas y arriver. rien que la question était extraordinaire je trouve. et vous savez quoi, les réponses des inconnus étaient stupéfiantes. La conclusion était que le corps dit tout, qu’il te suffit de quelques secondes pour lire quelqu’un. et que les couples qui accusent l’autre de ne pas assez communiquer sont paresseux : en un coup d’oeil, tu peux voir tout chez l’autre. ça m’a fascinée.
3/ homme-femme, discutons!
Il y a eu aussi cette discussion hommes-femmes : Chers hommes, qu’aimeriez vous voir davantage chez les femmes/ Chères femmes, qu’aimeriez vous voir davantage chez les hommes. Je sais pas pour vous, mais c’est la seule fois de ma vie que j’ai eu une conversation aussi passionnante et aussi bienveillante avec autant de personnes, sur un tel sujet. et parler de sexe (et de genre) avec plein de femmes ou plein d’hommes sans qu’on s’étripe mais avec une qualité d’écoute incroyable, du jeu, de la curiosité, vraiment rien que ça, c’était beau.
Les femmes présentes disaient aux hommes présents :
“allez-y” genre “au lit, faut pas hésiter à nous… PRENDRE. Quand on a dit oui, c’est OUI.” donc les mecs Go, gO, GoooOOoO!!!
“soyez présents” parfois vous êtes là, mais vous n’êtes pas là. or l’intérêt d’une relation réside dans la qualité de notre connexion. notamment au lit, mais dans la vie en général.
“aidez-nous” une partie des hommes et toute la société nous discrimine, nous agresse. Une partie des femmes et toute la société nous dit que nous ne sommes jamais assez belles, toujours trop grosses, nous sommes attaquées dans notre corps. Nous avons besoin de Vous, de votre aide, de votre amour, de vos actions.
Les hommes présents disaient aux femmes présentes :
“soyez plus simples” nous n’avons pas besoin d’autant de sophistication. Plus généralement, c’est parfois difficile de vous suivre car vous changez d’avis, ou rendez quelque chose de simple en très compliqué.
“ne cherchez pas à nous changer” parfois nous avons la sensation de ne jamais rien faire de bien. beaucoup de femmes nous micro-managent sans cesse. et demandent à ce que nous changions. nous sommes comme nous sommes.
“acceptez que nos faiblesses” vous nous dîtes d’être vulnérables mais détestez que nous ayions un gros coup de mou, des doutes, une dépression. nous avons besoin de vous.
Là Sasha a fait un point que j’ai trouvé très intéressant disant que beaucoup d’hommes avaient davantage besoin d’être “empowerés” par leur femme, que l’inverse. Ce qu’elle disait c’est que beaucoup de couples ne fonctionnent pas car il n’y a pas plus castrateur pour un homme que de se faire micro-manager par sa femme, laquelle veut justement que son mec soit plus Homme. c’est le cercle vicieux.
Mille autres choses encore.
En rentrant chez moi, il m’a fallu 2 semaines environ pour m’en remettre. certaines choses étaient remontées à la surface. mais au final, c’est aussi ce qui m’a permis de les évacuer. a healing modality a-t-elle dit?! J’ai eu une très grosse période de création ensuite. Qui a commencé avec la vidéo des 5 ans.
Mais je crois que ce qui m’a le plus marquée, c’est cette relation à mon corps. J’ai envie de le célébrer, je l’aime, je l’adore. c’en est définitivement fini des “kilos en trop” “bonnet en moins”. ça m’a connectée à quelque chose de beaucoup plus grand, de beaucoup plus beau.
et bien sûr, l’amour avec l’autre n’en est que meilleur. parce que si je considère tout d’un coup mon corps comme sacré, alors je vais faire pareil avec celui de l’autre. et l’amour, ça ne peut pas/plus être une recherche simple d’orgasme frictionnel, ça va consister à honorer l’autre, et lui dire combien on l’aime. Sans un mot. Mais dans cette énergie d’amour, cette vérité qui oui est sacrée.
Piouf… Bah j’ai reussi à le faire ce post! Allez envoyez moi vos Com, que je me sente pas trop seule quand même!
(sorry je vous ecris de London ou il n’y a pas… d’accent)
Apres le post sur Sasha (encore merci pour toutes vos reactions), mais avant le recit sur mon stage aupres d’elle, je voulais vous ecrire sur le corps. Notre corps messager, notre corps gardien de nos blessures (post d’aujourdhui), comme jouisseur de nos bonheurs (post de vendredi).
On a evoque plusieurs fois de ma therapie psycho-corporelle, sans en faire un post dedie pour nous permettre de le retrouver. Donc voici.
J’ai commence a voir un therapeute corporel apres une rupture tres douloureuse. Cela faisait longtemps que je voulais essayer, sur les conseils d’un ami, et la j’etais… mure!
l’idee est que nos emotions non exprimees viennent se loger dans nos corps (j’en ai plein le dos! j’ai la peur au ventre! Ou bien le coeurs serré… etc). Ces emotions peuvent etre presentes, comme tres anciennes. elles se stockent et continuent de s’activer tant que vous ne les avez pas delogees. Par ex, tu as eu une peur bleue petit de Papa et/ou Maman, et bien cette peur n’est pas qu’un souvenir inscrit dans un coin du cerveau, elle vient s’inscrire dans ton corps. Si bien que plus grand, si tu n’as pas évacué tout ça, cette peur se reactive sans cesse, et parfois pour des choses toutes petites (Je sais pas moi, te faire mal en sautant dans l’eau), bah ton corps ne repond plus raisonnablement. alors c’est chiant, parce que plus c’est ancien et plus il est difficile d’aller les chercher (logique).
La force du corps, en revanche est qu’il ne ment pas. L’esprit en revanche… Il peut te tromper. Mon ami m’avait convaincu avec un exemple simple : il devait aller voir une personne
“et alors ca te fait quoi? ca va” lui demande le therapeute
“oui, oui, ca va”
“Ah oui? T’es sure? Et bien regarde toi” qu’il lui repond
et la mon ami se regarde et decouvre, tout son corps, ses mains, son regard meme tout entortilles. un paquet de noeuds! bon, vous me suivez?!
Donc voila les seances se passent comme ca :
tu arrives et te deshabilles. t’es physiquement et symboliquement presqu’a poil quoi.
Puis tu t’assois en equerre sur un lit medical (sureleve), tes pieds devant les yeux du thérapeute. Je sais pas ce qu’il voit. C’est comme ça. et vous parlez pendant 10 minutes de ce pourquoi tu es la.
tu t’allonges et te mets a respirer. profondement. tres profondement. bon moi vu l’etat dans lequel j’etais, je chialais deja en m’allongeant… HAHAHAHA “bon bah tout est deja la, ca va etre facile. on aura meme pas a aller chercher.” HAHAHAHA (oui on peut en rire maintenant)
donc en fait, le couplage de cette repsiration profonde, et l’ensemble des stimuli envoyes par le therapeute (dans sa parole, le fait qu’il appuie ici ou ailleurs, gratte, caresse etc) fait que ton corps va aller se relacher la ou l’emotion etait logee. Ça peut se passer dans les jambes, les dos, la cage thoracique évidemment (j’avais souvent des sentiments/impressions d’oppression à cet endroit), le crâne, etc…
Et dans ce relâchement, tout un tas d’énergie va circuler. Alors “c’est quoi une énergie” me demande t on dans l’oreillette?!
Bah je sais pas! En revanche je vois très bien comment elles peuvent se manifester. Cela demande donc, un peu comme en méditation que tu sois curieux et présent à ce qu’il se passe. Parfois ce sont du chaud, du froid, des frissons, des picotements, ça peut devenir très intense, parfois des contractions (il arrive souvent que tu ne puisses plus ouvrir la bouche ou les mains), parfois tu cries, tu pleures, tu tapes.
OUI CA DOIT RESSEMBLER À L’EXORCISTE… So what?!
L’intérêt est justement d’accueillir ce qui arrive. T’es à l’intérieur de toi donc vraiment c’est pas important à quoi tu ressembles.
Lâcher prise bonjour!
Ca dure 30 minute et après il “referme” le tout, et te laisse récupérer pendant 15min. Et alors… C’est d’une douceur.
Ton corps est silencieux et je le sentais, à chaque fin de séance, je le sentais “propre”. Comme si séance après séance je lavais ce corps.
Donc voilà il fallait que je vous parle de ca avant de vous parler du week-end tantrique! J’espère que ça vous inspire et attend vos réactions. Je ne donnerai en revanche pas le contact de mon praticien car je trouve ça trop intime mais peut être que certain.es29 d’entre vous en auront! Je précise aussi qu’autour de moi, beaucoup de monde adore… Mais pas tout le monde non plus. Il faut donc bien le prendre comme un témoignage personnel.