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Tastes like Bliss

“on a loué une maison à Belle Ile en Mer… VIENS!” l’enthousiasme de Lili était tellement communicatif!

Comme d’habitude, suis arrivée sans prévoir quoique ce soit (mon présent me prend tellement de temps, suis parfois incapable de me figurer les jours qui viennent). dans le train, je pensais “ce sera doux, on portera des combi intégrales en pilou, enfin non, en Heat-tech parce qu’on est des gens modernes, on fera du thé et puis, on regardera la mer de loin, au coin du feu.”
Je n’avais pas imaginé les émotions que j’allais y trouver. le bleu majesté sur la mer déchainée, l’écume en mousse et ses vibrations lyriques, le vent qui pouvait soulever les pieds… je ne savais pas que ça existait. parfois, c’était difficile de tenir les plans, tellement ça soufflait, tellement c’était beau. ça me vrillait. ça nous faisait rire.

et les corps de nos enfants étaient comme enchantés. sous cette tempête de lumière. fatigués par leurs bottes pleines d’eau et la joie de s’en foutre.

en rentrant le soir dans la voiture, Lili nous a dit “et que se passe t il maintenant si vous passez la langue sur votre bouche? -hihihi c’est salé!”

parfois je vous jure, ça me fait peur toutes ces émotions. tellement viscérales, tellement violentes. J’aspire à du fade

mais ne peux m’empêcher de lui préférer ce goût sublime d’iode sur mes lèvres. merci ma Lili. et baisers doux à vous tous.

 

James Blake – Dlm

Anywhere With Petrushka

on retrouve notre virtuose Mikhail Rudy qui répétait pour le concert unique qu’il donnait au Palais de Tokyo pour l’exposition de Philippe Parreno, “Anywhere, anywhere, out of the world”. le morceau Petrushka de Stravinsky raconte l’histoire d’un pantin que l’on a doté de sentiments mais dont l’amour est déçu. le morceau dure 32 minutes. j’ai appris par la suite qu’il est si ardu qu’il n’y a que 2 pianistes capables aujourd’hui sur cette terre, de le jouer à 2 mains… sinon, c’est 4! C’est du délire! alors, suite à la parution de ma première vidéo sur Mikhail, une personne du Palais de Tokyo, lectrice du blog (YEAH) m’a proposée de venir visiter l’expo en sa compagnie. Si vous êtes attentifs, il y a des surprises (visuelles, sonores, sensorielles) partout. un mélange organique entre mille images et perspectives, des performances live (très étranges d’ailleurs), entre des sons en temps réel, captés à l’extérieur (on entend par exemple les skateurs sur le pavé), la musique des pianos qui jouent tout seuls. etc. l’expo est pensée comme un organisme vivant! elle s’achève ce weekend. allez-y! Encore merci Alicia!

je vous laisse aussi avec les vidéos brutes des 4 morceaux de Chopin,Gluck, Wagner et Stravinsky, que Mikhail a joué pour moi lors de notre tournage. je ne pouvais tout simplement pas les garder pour moi. attention, il n’y a pas de coupe car c’est surtout pour écouter, mais comme ça… vous verrez comment je filme ;p

enfin, et ça n’est pas rien : j’aimerais vous remercier pour tous vos commentaires sur Guillaume Gallienne, ils m’ont mis les larmes aux yeux. j’étais tellement intimidée et nerveuse que je n’arrivais plus à voir la valeur de cette vidéo. merci aussi d’avoir tant partagé cette vidéo. et c’est pas fini. Merci de tout mon coeur.

<3 <3 <3

 

 

Guillaume Gallienne

Quand j’ai été invitée à l’avant-première de Yves Saint Laurent, je m’attendais, moi, Mai ColorDesigner, amoureuse de Saint Lolo, à ressortir couvertes de ses palettes chatoyantes. Nous en avons déjà parlé maintes fois ici. Mais il n’en fut rien. Je ne m’en plains pas car le film m’a emmenée bien ailleurs. Tout aussi loin sans doute. Les scènes de défilés m’ont fait vibrer avec énormément d’intensité. Et puis ces 2 acteurs… Il n’y a pas de mot pour le dire. Enfin si, tout bêtement, je me disais : quand même, ce Guillaume Gallienne, quel garçon absolument…. Pfff, c’est quoi, le mot ?! Je l’adore (et ne dis pas non à Pierre Niney, hein !).

Et puis, va savoir comment, lundi matin, je me suis retrouvée dans une loge de Direct 8, après son passage dans l’émission de Laurence Ferrari. Il avait fait le JT de Claire Chazal la veille. 10 millions de téléspectateurs ! Ici, on est beaucoup moins (hahaha), mais Guillaume et moi, on avait droit à une demie heure, rien que pour nous. C’EST PAS FOU DIS !!!! Je voulais qu’il me parle de ce qu’il avait appris sur la beauté grâce au film, ce que cela lui a appris sur l’amour, sur c’est quoi être un homme… des notions qui, me semble-t-il, lui sont chères. A moi aussi.

En ressortant, j’étais à la fois heureuse et embarrassée. Heureuse parce que Guillaume m’avait partagé tant de choses que je savourais mon plaisir, embarrassée parce que je pensais avoir de mauvais rushs. J’étais tellement absorbée parce qu’il me racontait que j’en oubliais souvent de filmer. Pfff… Vivre ou filmer… C’est parfois complexe. Et puis, pour le montage, c’était pire ! COMMENT JE PEUX ME PERMETTRE DE COUPER GUILLAUME GALLIENNE ?! Vous pouvez me dire ?!!! Je n’osais pas. Le son était formidable, mes images beaucoup moins. J’ai hésité à ne pas faire de vidéo et à vous retranscrire uniquement ce qu’il m’avait dit. Mais sa diction, sa manière de se mouvoir, d’incarner chacune des émotions qui le traversent (et il y en a tant), je me suis dit que ce serait dommage, non ? C’est tellement rare de voir un acteur de cette trempe avoir le temps de s’exprimer. J’espère que vous serez d’accord avec moi. La musique, tirée de la bande originale du film, que la production m’a autorisée à utiliser, m’a beaucoup aidée… Je fais des choses imparfaites, et me suis toujours interdit de m’en excuser, parce que l’important c’est… de faire, avec ce qu’on a. On a dit ça, non ?

Pour tous les fans, dont je fais partie, voici la restranscription intégrale, tout de même. J’ai pas du tout mis cent ans à le faire, hahaha, mais en tout cas voilà, Guillaume n’est pas coupé ! Cliquez en bas du post et vous verrez, il en dit bien plus encore.

mille baisers doux, encore bravo et merci à Guillaume Gallienne pour m’avoir reçue, avec tant de générosité, malgré votre épuisement ! Guillaume j’vous kiffe !

la BO de Yves Saint Laurent, avec des musiques orginiales de Ibrahim Maalouf

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Happiness

Photo Lili Barbery Coulon

Alors, on est pas bien là les chéris?! Comment ça va, dis? je vous avoue que pour ces vacances, j’avais envie de choses fades, de me reposer, de me mettre en jachère. mes émotions m’avaient emmenée tellement loin sur cette fin 2013.

il semblerait cela dit, que la vie a autre chose pour moi… c’est très bien!

Mon année commence donc comme la précédente s’est achevée : des frissons plein la peau. Je vous en dirai d’avantage, éventuellement hein, mais ce qui se prépare s’annonce maousse. je tente de garder le cap, de transformer la peur en excitation. de laisser circuler. juste, respirer. juste, profiter de la moindre lumière, du vent, m’encrer dans mes sensations.
ÉDIT : j’aurais dû écrire “ancrer” et non “encrer”, on va dire que c’est un beau lapsus… 😉

allez, yallah, je vous souhaite une belle année 2014. je vous souhaite de croire. de porter haut vos rêves. de vous chérir. je vous souhaite de la lumière, de la clairvoyance, de la poésie. et de le partager aussi, bien sûr. je vous souhaite tout l’amour du monde pour cette année nouvelle, et bien plus encore!

here we go NOW!

Fred, fais moi blonde

Wouha mais comment ça, c’est toi?!!! quoi, c’est moi?! ouiiii, c’est moi.

Et voilà c’est fait, on y est, je suis blonde. enfin, j’ai les cheveux blonds. beige, très pâle, plus clairs que ma peau. ça fait un an à peu près que régulièrement je dis à Fred : “bon alors, on y va?” Lui au départ ça lui plaisait pas (pas comme pour le bol). il me mettait une perruque sur la tête “tu vois on peut aller loin à vouloir devenir un perso, mais toi t’es pas blonde”. Christophe Robin, c’est pareil, il ne voulait pas.

Mais moi j’y revenais “allez viens, on y va quoi!” c’est comme de vivre quelque part toute sa vie, juste parce qu’on y est bien. le bien ça peut être chiant aussi. parfois. on sait même plus ce qu’on voit. je ne me sens pas blonde. j’ai pas eu une révélation hein. je veux tenter un truc. je voulais juste essayer, déménager, m’expatrier un peu. comme ça.
Alors voilà, jeudi arrive. fred aussi, avec tous ses produits et moi avec du champagne et 30 croissants (ils sont beaucoup là-bas).un jour, Fred me dit “okay, on y va, je te vois déjà, et je suis méga chaud” que s’était il passé entre temps, no sé! peu importe, il me dit “David Mallett nous accueille, ça va être sympa”.

“tu sais Mai, j’ai peur.” Fred me consterne toujours par son honnêteté. il n’a jamais décolorée une femme aux cheveux noirs comme les miens. c’est un challenge et puis on sait jamais, les veuchs, ils peuvent rester dans le lavabo. moi, j’ai peur de la chute mais pas du vide. donc si je me sens harnachée, même s’il n’y a rien en dessous, j’y vais, vous voyez? et avec Fred, moi je me sens méga en sécurité. et s’il a peur, c’est qu’il ne sait pas à quel point il est trop fort!

 

Vas y Fred, je louche un peu mais j’ai pas peur

alors, c’est ti-par. et franchement, c’est pas du tout ce que je croyais : c’est simple, c’est l’anti-synesthésie absolue, tous tes sens sont heurtés (sauf l’ouïe éventuellement, mais les blondes s’en foutent de l’ouïe)(nan?); donc ça pue, ça fait mal, mais tellement mal (hahahah), t’es atroce, tellement atroce que t’as pas de mot pour le dire, le tout avec des miroirs partout et du monde qui passe! vous n’avez qu’à voir :

 

 

Fred s’y est pris en 4 temps : d’abord il a décoloré les longueurs pour me donner ce roux évanescent avec racines noires. une tuerie… puis il a rincé, et s’est occupé des racines. super cette pâte bleue sur ton crâne avec toutes les longueurs, rousses donc, qui en ressortent. j’eudor’! enfin, il étire la pâte sur la totalité de la chevelure et là c’est plutôt beau, sauf que pour accélérer, on va te mettre une montage de papier cellophane sur tête. Marge style. enfin, tu repasses au bac et là il te met une coloration. on a choisit un beige, ni blanc, ni jaune. tout doux, tout nude. je suis tellement fan du résultat!

“ah, je t’ai pas loupée!” Fred était super content. tout le monde au salon passait et le félicitait. il y avait notre Rish national aussi. j’ai compris que c’était un peu une prouesse. même si je savais que j’étais harnachée. je ne savais pas à quel point il n’y avait rien sous nos pieds.

alors, en rentrant, ma fille a pleuré, hein. je lui dis que je suis désolée, mais que ma tête, j’en fais ce que je veux, qu’elle m’appartient à moi et pas à elle. Que “c’est comme ça Tâm, tu as une mère qui… Déménage.” Hahahah. Je lui dis que ça peut avoir des avantages aussi et que je ne change pas dans le fond. que mon coeur ne change pas. Plein d’amour le cœur!
Le lendemain, je me regarde au saut du lit, et je me dis : la vache, j’ai l’air tellement fatiguée, on est en phase sky, voire courtney, voire kurt là. je réalise comme le contraste clair obscur du brun sur beige pacifiait le beige en question. le rendait plus lisse, plus clair, plus uniforme. par contraste tout simplement. là avec ce ton sur ton, rien n’échappe à l’oeil. je vais devoir revoir tout mon makeup. je trouve ça terriblement excitant. tout repenser!

Alors Tâm finit par s’y faire et dimanche matin, Léo se glisse dans le lit, il me dit : “au début, je te trouvais moche. plus moche que du caca. après je t’ai trouvée… pas mal! et là, je te trouve belle. plus belle qu’une peinture”

sur ces paroles d’une sagesse et d’une sensibilité extrêmes, je vous souhaite à tous à toutes un très joyeux Noël. gâtez-vous, faîtes vous plaiz, et chérissez vous bien. mille mille baisers épicés!

la super vidéo de Fred sur ma transformation

 

Mikhail Rudy

d’habitude j’ai toujours plein de choses à dire pour accompagner, réceptionner, développer encore l’émotion que me procurent mes vidéos. mais là, vraiment j’ai que les yeux pour pleurer. il n’y a rien à dire. et en même temps, je peux pas arrêter le post comme ça. faut vous faire atterrir, prolonger les choses…

alors je vais juste vous raconter comment ça s’est passé. parce que moi, j’avais pas prévu. j’avais pas compris.

quand j’ai rencontré Valérie (encore merci pour tous vos commentaires hier), juste avant que nous finissions notre affaire, elle me dit : “bon, je suis coquine, mais avec tout ce que vous faîtes là, ça vous donne pas des idées, Philocalie? ça vous dirait pas de faire quelque chose?” je suis rentrée chez moi, je l’ai lu et lui ai envoyé une courte liste d’auteurs que je voulais filmer en train de lire leur propres textes. nous n’avions qu’une semaine, même pas, pour le faire. bref, mon idée était super, c’est sûre, mais enfin, elle était surtout super compliquée. je lui ai alors dit “c’est pas grave s’il n’y a qu’une seule personne de libre, il faut juste que ce soit Mikhail Rudy”. Personne n’était dispo. Mais lundi, je reçois un mail. Mikhail a un créneau mardi à 14h, et puis c’est tout. je défonce mon agenda et saisis ma chance. un deuxième mail “le Palais de Tokyo a donné son autorisation, on vous attend là-bas”

honnêtement, je vois pas bien le rapport, mais je me dis :”… super!”

j’arrive et le Palais et bah, il est fermé. bah oui, on est mardi. je comprends pas. et puis Mikhail arrive, si doux: “ça va ma chemise violette, j’en ai amenée une bleue si vous voulez. – non, non, vous êtes parfait”
là on déambule dans l’exposition, fermée donc, de Philippe Pareno qui a occupé les 22 000m2 du musée pour Anywhere, Anywhere Out of the World. 2 personnes du musée nous amènent dans un immense espace. et puis s’en vont.

nous voilà au milieu d’une installation monumentale, grise, noire et blanche, ponctuée de 2 chaises rouges, et d’un piano.

“alors on fait quoi?
– j’aimerais que vous me lisiez votre texte, et peut être si vous le voulez bien, j’aimerais vous filmer en train de jouer… un morceau de 3-4 minutes, cela vous serait il possible?”
Mikhail a commencé à jouer, une nocturne de Chopin, et puis je sais pas, il a préféré continuer, avec Orphée et Eurydice de Gluck, puis ce Wagner, qu’il a choisi pour accompagner son texte, et enfin, une partie de Petruschka de Stravinsky.

Petruschka, c’est la raison pour laquelle Mikhail était au Palais de Tokyo. la retranscription qu’il en a faite, permet aux automates qui peuplent l’exposition de Parreno de jouer sans lui en continue. il était à 14h au Palais de Tokyo pour répéter le concert qu’il va donner de manière exceptionnelle ce soir à 20h, lors de la nocturne ouverte au public. j’y serai. et d’ici là, je me pose la question de vous poster les rushs bruts des autres morceaux qu’il m’a joués. qu’en pensez vous?

Depuis mardi, je suis totalement habitée par cette rencontre. je n’ai jamais eu aussi envie, aussi peur de monter ma vidéo. comment oser couper dans une soie si vibrante, si précieuse, si… virtuose?! merci Mikhail pour ce moment inoubliable qui m’a fait approcher la musique comme jamais dans ma vie.

et des torrents de baisers à vous tous.

Valérie Solvit

Je me sens tellement transportée par les personnes que je rencontre en ce moment (et c’est pas fini!). Valérie Solvit m’a été présentée lors de la soirée du lancement de son recueil PHILOCALIE. Amour de la Beauté. Philocalie est un recueil réunissant près de 80 auteurs (écrivains, illustrateurs, photographes, journalistes, acteurs, politiciens…) sur leur vision de la beauté. un travail d’orfèvre absolument fabuleux. j’ai adoré y lire Alain Rey sur la beauté des mots, Charlotte Gainsbourg qui aurait “aimé être belle”, Jean-Paul Enthoven sur la beauté comme preuve de l’injustice, François Zimmeray sur le droit à la beauté comme un élément de respect, voir les photos de Lindberg, de Jean Baptiste Huynh et… et je vous réserve une surprise pour demain!
Ce soir là, elle portait un énorme turban bleu ciel, des talons aiguilles et une robe blanche avec un immense décolleté, comme dans la vidéo.

“- ça doit être tellement bien d’ avoir une poitrine comme la votre! (hahaha, je vous assure que je lui ai dit ça pendant le tournage)(n’importe quoi)

– beh non, c’est ni bien ni mal, c’est comme ça, c’est tout!”

bref, on ne voyait qu’elle (…okay et joey starr aussi, qui a contribué au bouquin, avec beaucoup de joie d’ailleurs, la preuve). elle et l’intégralité du recueil exposé sur un très grand mur, au Grand Palais. Carrément. C’était tellement beau. bom’bé forcément, je suis tombée micro-amoureuse. il fallait que je la filme. elle m’a dit : “mais bien sûr!” parfois, suffit de demander…

Hors caméra Valérie, après avoir fini de “se préparer à rencontrer l’autre”, m’a confié : “vous voyez, moi je suis une militante de la beauté. parce qu’ils font chier ceux qui voient tout laid. ça n’existe pas une situation totalement laide. il y a toujours de la beauté pour nous sauver. et quand il pleut, eh bien j’arrive, et… il fait beau!”

Valérie, c’est une beauté qui se montre comme telle. Une beauté comme une forme d’élévation. Tellement hors norme, si intelligente, si confiante. Et si bien… Épicée! bien sûr qu’il fait toujours beau avec elle. Il fait toujours beau avec Valérie car Valérie, c’est le soleil!

Matthew Halsall – Cherry Blossom

Géraldine Dormoy

Géraldine pour moi c’est un peu le mythe de la “blogo” (QUELQU’UN PEUT IL TROUVER UN AUTRE NOM QUE BLOG/BLOGO SVP?!)(MERCI!). Bref, j’ai toujours été admirative de l’intégrité qui se dégage de ses posts. de l’intelligence aussi. évidemment.

j’ai adoré filmer la femme Géraldine, cette voix, cette diction, le roux de sa chevelure, la peau diaphane, pimentée de rouge au bout de ses doigts. les teintes du bois et de sa robe. il faisait tellement moche ce jour là, elle me disait “t’es sûre que tu vois quelque chose?”. t’inquiète Géraldine, j’ai tout vu!

j’ai adoré aussi filmer l’esprit Géraldine. je trouve ça très beau sa manière d’être, cette concentration dans son regard, qui semble se perdre. chercher. parfois, Géraldine, elle semble rentrer en elle-même. que l’on parle de mode, de beauté, ou de quoi ou qu’est-ce, j’adore l’idée de la recherche. parce qu’on est toujours vrai quand on cherche, non? les femmes françaises, je crois que c’est ça qui les caractérise, c’est leur esprit. c’est cet esprit, ce truc qui s’échappe parfois, qui n’appartient qu’à soi et que personne ne saurait capturer totalement, cette liberté non affichée, mais vive, profonde, c’est ça qui me semble caractéristique de la sexitude et du charisme “à la française”.  nan je délire?! je serais très intéressée par le regard de son mari, qui est anglais.

Géraldine, j’te kiffe! et j’espère que vous aussi! encore merci à Sébastien pour son fabuleux montage.

très beau weekend à tous! muaaahhhh!

café mode, le blog de Géraldine Dormoy

EDIT // Géraldine a écrit un post qui m’a beaucoup émue sur cette vidéo. elle y donne aussi la liste des porduits utilisés. c’est par ici.

Julia Holter – This is a true heart

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Je suis une autre. Lisa Roze m’a demandée de poser pour elle. Après Vanessa Paradis, M, hum… HUM!

J’arrive chez elle.
Frederic Barat m’a coiffée tant et si bien que je suis une sorte de Mireille Mathieu de l’espace. Je sais pas exactement ce qu’il lui ai passe par la tête. Mais ça me plait bien. Dariia, la maquilleuse, elle trouve que ma peau boit les couleurs. Rien n’y tient. Mince. Je dois tellement les aimer les couleurs, que je les bois. Me voilà bien. Elle passe beaucoup de temps sur ma bouche, mélange les nuances, matifie, contoure…

Le grand ciel bleu me fait face sur le petit balcon de Lisa Roze. Y a pas idée d’avoir un si joli nom. Elle photographie “comme un dinosaure”, à l’argentique, en lumière naturelle. elle me dirige avec une main grande ouverte qui voyage devant mon visage pour l’orienter d’une manière ou d’une autre. “regarde loin”

Il fait froid “C’est con à dire, mais les modèles sont toujours plus belles quand il fait froid”. Comme je suis à moitié à poil, mais pas trop con, je enfile l’écharpe que la chic Marie a tricoté de ses mains. Rouge. Spotted #37.

En sortira une série de portraits, et de détails. elle m’a permis de publier ici ses 2 préférés. Merci Lisa Roze. en les recevant, les fichiers portaient un nom, peut être évocateur : 53723. je sais pas pour vous mais là je suis… dans un film.

Marie Laure Mercadal

Après la fille, la mère! Quelle est belle! et puis cette histoire de crêpage qui se refile de génération en génération, ça m’a tuée. De toute façon, quand Marie Laure Mercadal m’a ouvert la porte de son nouveau chez elle (elle venait à peine d’emménager), dans sa belle nuisette Missoni, je veux dire, en toute simplicité quoi, j’ai tout de suite adoré. quelle liberté! les méditerranéennes, je vous jure! J’aime quand on semble si bien se connaître. Chaque ligne, chaque couleur, chaque matière. On semble se créer soi même. J’adore. Maaaa, qué sexy!

Atelier Mercadal

Cody Chesnutt – Boylife in America