All posts by mai

Violette

Parler de couleurs et d’invention de soi!

Mes raisons d’être.
Être

Je suis très honorée d’avoir été choisie par la makeup artiste Violette pour réaliser ce backstage pour le ELLE. En rentrant chez moi après ce shooting, je me suis maquillée comme une malade pendant 2 semaines non stop. Je gardais ma peau presque nue et couvrait ma bouche ou mes paupières de gros blocs de couleurs. Et ma foi, cela fait un bien fou!!!

Et c’est drôle comme les choses changent car avant la couleur c’était lié à une maestria, à une sophistication extrême (Tien pour Dior, ou Serge Lutens, Saint lolo bien sur…) alors qu’aujourd’hui, la couleur est un jaillissement. Un émerveillement simple, ludique, spontané. J’adore!
Et puis ça coûte pas cher. Violette a principalement utilisé du Sephora!

J’espere que la video vous aura donne des envies… mille mille bises

merci a Unno pour leur sublime chanson, Salt

Purple Reign

(English version available below)


Bientôt 2h du matin. Depuis hier, j’écoute en boucle, je regarde ses vidéos dès que j’ai une minute. et pas un mot ne sort.

Ado, j’écoutais ses K7 en faisant lecture/rewind x 3000 sur  Sometimes it Snows in April.

alors ça me fait un chagrin immense ce départ de Prince. alors comme j’arrive pas trop à en parler, peut être qu’on pourrait parler de couleur? le purple, c’est un peu violet, un peu pourpre, la couleur imperatus, que seuls les Empereurs romains pouvaient porter (il fallait des tonnes de coquillages, le murex, pour produire quelques kg de pourpre). Le violet quant à lui, ne symbolise pas grand chose, à part en Italie oui, la robe des cardinaux et… ça me donne la chiale rien que de l’écrire : le deuil.

Mais quoi, dans le monde de Prince, qu’est ce que cela pouvait bien vouloir dire? une couleur de nuit, courant vers l’aube et le jour. Le violet, c’est la couleur “sub-niger”, juste en dessous du noir. la première couleur sous le noir, la plus foncée des couleurs “chromatiques”. on la dit donc colorée mais/et sombre, rare (elle est difficile à synthétiser), vertigineuse, mysterieuse, hypnotique… caractérielle.

j’adore cette idée quand je pense à Prince, parce que pour moi, Prince, quand je l’écoutais petite, quand je le regardais plus grande, quand je l’ai compris plus âgée encore, c’est ça : un caractère vertigineux. quelqu’un qui avait touché sa propre essence. tellement authentique.

j’amais sa musique, il m’a fait tellement trippé! mais j’aimais l’homme aussi, car cet homme… il kiffait. il KIFFAIT en capitales svp! je vous avais parlé de son concert il y a 4 ans au Stade de France (c’était aussi notre premier concert avec Lâm, à Bercy, en 19XX, je me rappelle plus). Mais quel moment! C’était fou de musique, de générosité, de sensation, de sensualité (je parlais de sa guitare en erection). et quand on le voit sur scène, ça a beau être une star, c’est surtout quelqu’un qui vit de partout. et qui communie de partout. et quand je regarde toutes ces vidéos, je vois à quel point la musique, le partage, le désir, tout ça c’est, de la matière.

c’est de la folie. c’est de la vie. il avait ça.

la question des genres (le violet est d’ailleurs plutôt féminin, la couleur de Venus, de Scarlet o’hara, si tentatrice), du cul, de l’industrie musicale, de sa vie privée… Prince c’était pour moi quelqu’un qui ne se compromettait jamais, un excentrique, mais un excentrique tellement authentique. pas étonnant qu’il soit si coloré. c’est ça aussi qui faisait sa profondeur. il ne montrait pas tout mais ne se cachait de rien. ça donne une telle… beauté.

en évoquant le cul, ce qui me vient en tête aussi, bien sûr, c’est la différence avec Michael Jackson. je l’aimais beaucoup celui là aussi. mais si on continue dans les digressions pour pas se faire trop mal et si on parle de “mise en beauté”. cheveux, peau, makeup, on avait là deux mecs qui n’y allaient pas de main morte. mais voyez comme l’un pouvait se cacher derrière un trait “weird” de liner, alors que l’autre s’exprimait et s’amusait avec. on passe du monstrueux au sublime. et aman sexy!

oui Prince, était un homme, “un vrai”, un artiste, un vrai. totalement libre. un génie libre et authentique. funky.

et pur-ple.

On meurt tous mais certaines choses ne meurent pas.

purple tears, but you’ve got me laughing under your purple reign… forever!

———–

Almost 2am. For 2 days, i have been listening to him, on and on, I’ve been watching all his videos. On and on. But no words would come out.
When I was a teenager, I used to listen to his tapes, reading/rewinding x 3000 “Sometimes it Snows in April”.
Well, I feel such a sorrow for the loss of Prince. Well, I cannot really talk about him. Well, maybe, we could talk about colors? Did you say Purple? This color is between violet and Pourpre (The color that only antique Roman Emperors could wear)(you need tons of shells, called murex, to produce a couple of kg of Pourpre). On the other hand, Violet Purple, does not symbolizes much. Except in Italy, where Cardinals wear purple and, I am almost crying while writing this : people who are mourning their dead.
So what?! In Prince’s world, what would purple mean? A color from the night, oscillating towards dawn, and day. Purple is also called « sub-niger», just below black. The first color below black. The darkest chromatic color. It is said to be both colorful and/but dark, rare (it is so hard to synthesize it), ambivalent, vertiginous, mysterious, hypnotic… With strong temperament

And I love to think that when thinking of Prince because to me Prince, when I was listening to him as kid, looking at him as a teenage, understanding him as a woman, to me Prince was a vertiginous Character and Temperament. He was connected to his essence. Pure essence. He was actually so authentic. 

I love his music. I LOVE IT SO MUCH. But I love the person too. Because Prince was… Enjoying. ENJOYING SO MUCH, with capital character please. When you see him play, when you him perform, he enjoys and embraces his life so much. We talked about it my post regarding his venue in Paris 4 years ago) What a moment! It was so crazy, so generous, so sensuous, so sensational (I talked about his erect guitar). When you see him playing, he was not only a star, not only a musical genius, he was “life”. His whole person was life. Sharing love from everywhere. And when I see all these videos I can feel how, all this music, sharing, love, vibes… Transforms into matter. 

It is crazyness. It is life. He was that.
Some issues like gender (purple is known to be more feminine, it the color of Venus, the temptress Scarlet o’hara), sex, music, business, privacy… Prince never compromised. He was an eccentric but an authentic one. No wonder why he was so colorful. That also made him so profound. He did not show everything but he wouldn’t hide from anything. This is… Beauty.

While talking about sex, what comes to my mind is the main difference it made with Michael Jackson. Indeed. I loved him a lot too. But if we are talking about something else, in order to preserve ourselves a little bit, we could talk about beauty routines. Why not?!! Hairdo, skin color, makeup, we have here two men we can describe as heavy users. je l’aimais beaucoup celui là aussi. But you can see how an eye liner stroke can look weird on one, and playful and expressive in the other, from monstruous to sublime. And damn sexy! 

Oh yes Prince, was a man, a true man. He was an artist. A true one. Totally free. An authentic and free genius. So… Funky!
So pur-ple.

We all die, but some things will never. 
purple tears, but you’ve got me laughing under your purple reign… forever!

Mother of the Sea

Nath70 me disait au moment de la campagne KKBB, “j’ai toujours dit que ma mère était une rivière… car quoiqu’il arrive, elle rejoint toujours la mer”… <3 <3 <3

Nath70 told me during the crowdfunding campaign “i’ve always said that my mother was a river… because, whatever happens, she will always join the sea” (in French “mère”, “mother”, and “mer”, “sea”, sound the same way) <3 <3 <3

Joe Hisaishi – Mother of the sea

Jean-Hubert MARTIN

Voici une expo extrêmement désarçonnante. je m’étais habituée à des installations géantes, à des expressions finalement très “fashion” de l’art contemporain. ou bien des monographies plus historiques, où j’essaie de ne pas trop lire les légendes, de rester dans un rapport sensoriel et formel à l’oeuvre (oui je trouve que les légendes sont souvent des éléments historiques, des petites histoires dans l’histoire, mais qu’elles ne placent pas le promeneur dans une position de regardeur, on ne voit souvent rien de plus après avoir lu la légende, ce que j’aime c’est la possibilité de voir “plus”, d’aller plus loin dans mon expérience sensible, et donc d’être… touchée).

oui ici, on voyage dans les formes, sans chronologie. on bondit d’un siècle à un autre, d’une partie du globe à une autre. j’ai été totalement envoutée par certaines pièces (cette statuette de baiser, ces morphings projetés avec différentes images de la féminité (ça parle beaucoup de sexe je trouve cette expo)(j’adore)).

en outre, j’ai surtout été touchée par le plaisir du curateur, Jean Hubert MARTIN : toute l’expo est un plaisir déroulé en forme de parcours. c’est ce sentiment qui me semble t il nous permet de naviguer ainsi dans l’expo. c’est comme une chasse au trésor, avec un coffre rempli à chaque pas. un rapport autre à l’interactivité. on parle souvent de chemin ici, et bien celui-ci est aussi inattendu que sublime.

encore merci au Grand Palais pour cette rencontre si inspirante. et vive l’art!

 

This is an extremely unsettling exhibition. I have to confess I got a bit used to giant installations and ultimately to very “fashionable” expressions of contemporary art. Or, to very historical monographs, where I try as much as possible not to read the descriptions, to stay in a sensory and formal report to the work. (Yes, I personally believe that legends are too historical; little stories in the History of Art, but they do not put the visitor in a viewer position. More often than not, one is not able to see the work anymore after reading the legend. What I prefer is the ability to see “more”, to go further in my sensory experience, and hence to be…touched).

While here, you travel between forms, without chronology. We jumped from one century to another, from one part of the globe to another. I was totally mesmerized by specific works (Like this kissing statuette and the morphs projecting different images of femininity (The exhibitions talks a lot about sex) (I love it)).

Furthermore, I was especially touched by the contagious pleasure of the curator, Jean Hubert MARTIN: the whole exhibition is pure pleasure in the form of an esthetic itinerary. It is this feeling that seems to help us navigate so smoothly in the exhibition. It feels like a treasure hunt, with a trunk filled at every stop. Another interpretation of interactivity. We often speak of paths here, this one is as unexpected as sublime.

Many thanks again to the Grand Palais for this very inspiring meeting ! And long live art !

Goran Bregovic – U te sam se zaljubia

Jerry

piouf, je trouve qu’il faut toujours commencer ses semaines “bien”. et j’aime l’idée que l’on puisse venir ici pour s’auto-masser…

pour arriver à ce niveau au Shandrani (hôtel merveilleux de l’Ile Maurice), Jerry a suivi de nombreuses formations, notamment en Inde. Outre son apprentissage du massage, il a reçu mille autres conseils de vie qui m’ont fait beaucoup réfléchir. outre cette vidéo, je voulais en partager certains avec vous : il faut les imaginer avec son flow mauricien incroyable :

> On doit garder la forme en pratiquant une activité Yin et une activité Yang. Du côté Yin nous avons des mouvements lents comme le Tai Chi, comme le Yoga. Du côté Yang, des activités où l’on se défoule. Yang: fort, intense, contact.  Il est important d’évacuer tout en calmant. Il faut avoir l’équilibre. Il est important pour les praticiens d’avoir ces deux activités. Le corps et l’esprit ne font qu’un, il faut qu’il y ait une balance. S’il n’y a pas de balance au niveau de l’esprit, le corps va le ressentir.

> “Au delà du mur de la peur, se trouve un océan d’opportunité”. Proverbe qui permet de “s’évoluer”, de s’accomplir. D’être un “leader: to lead our life”

> Tout le temps que tu ne prends pas à prendre soin de toi, c’est tout l’argent que tu vas dépenser pour le docteur qui va te réparer. Le mental contrôle la condition physique du corps. Le massage peut se faire de manière préventive avec des astuces simples (bouillotte ou serviette chaude sur les trapèze, balle de tennis sous la plante du pied…).

 

*Sigh* I love the idea that we can come here to learn how to massage ourselves. There are a many many to do yourself good …

To attain to this level in his practice and work at the Shandrani (Mauritius), Jerry attended many courses, particularly in India. Besides learning how to massage, he received a thousand life advices that gave me a lot to think about : your must hear it with his amazing Mauritian flow:

> We must stay in shape by practicing a Yin activity and a Yang activity. The Yin side is made of slow movements like Tai Chi or Yoga. For the Yang side, activities where one can let off steam. Yang: strength, intensity, contact. It is important to release and to calm at the same time. You have to find balance. It is important for practitioners to have both Yin and Yang activities. The body and mind are one, there must be an equilibrium. If the mind is off balance, the body senses it.

> “Beyond the wall of fear, lies an ocean of opportunity.” A proverb that allows to “evolve”, to accomplish. To be a leader means « to lead your life ».

> All the time that you don’t spend taking care of you is money that you’ll spend at the doctor who will fix you. The mind controls the health of the body. Massage can be done preventively with simple tricks (a hot water bottle or a hot towel on the trapezius, a tennis ball under the foot…).

Build An Ark – Love

When Mai meets Mai

(English version below)

Voilà des mois que j’essaie de vous écrire ce post. Je ne parvenais pas à vous parler de mon célibat, sans parler de plusieurs personnes (des tonnes au moins) qui n’ont pas demandé à être citées, ni même à se reconnaitre ici, et j’aimerais être délicate et… ça n’est pas mon fort.

Du coup, je ne vais pas vraiment vous parler de mes expériences mais de tout ce que le célibat m’a appris. On tente l’affaire

 

Apprentissage n°1 >>> le célibat, ça fait chier

Je me vois encore il y a 6 ans appelant mon frère en chialant ma mère “mais je vais jamais retrouver quelqu’un. et puis j’ai deux mômes, et puis…

W0AGKby

(la suite du dialogue étant :-when? – In 8 years!)

Le frangin à l’époque ne pouvait pas s’empêcher de rire. Et de constater l’écart énorme entre la vie de quelqu’un(e) vue par l’autre et la vie de ce même quelqu’un(e) telle qu’il/elle la vit, notamment lorsque l’il/elle est guidé(e) de manière très perverse par ses émotions : le propre du mal-être c’est de faire en sorte que ça dure… un max.

Donc l’apprentissage n°1 n’était pas tant le célibat que l’image que je m’en faisais. Et pour moi le célibat, c’était un truc de losers.

Et j’écris ce post surtout pour celles et ceux qui souffrent de ça : de se sentir loser parce qu’ils sont célibataires. En vérité, la lose, c’est surtout de penser ça. Comme Sally, et tant d’autres, j’ai fini par arrêter de chialer, comme elle et tant d’autres, je me suis mouchée un bon coup, et puis j’ai pris le parti de Harry : me regarder avec tendresse “c’que t’es con quand tu dis n’importe quoi. mais qu’est ce que je t’aime quand même.”

 

Apprentissage n°2 >>> le célibat, c’est bath

j’ai plutôt vécu de belles histoires. avec des mecs plutôt top. mais les relations étaient souvent de type “compliqué” (on pourra trouver plein de sous catégories au type “compliqué”, mais je vous laisse faire car je tente d’être… délicate).

Du coup, le couple me prenait beaucoup de temps et d’énergie, autant de temps et d’énergie, que célibataire, je pouvais dédier à de l’exploration…

via GIPHY

… YES!

 

Apprentissage n°3 >>> le célibat,  c’est essentiel

Outre mes “explorations”, je me suis dit que ce serait un temps dédié à devenir quelqu’un… que j’aimerais bien!

tumblr_o1iv4bEcrF1qcf9xzo1_500

Vous connaissez mes nombreuses déambulations, interrogations, etc… mais le fond du fond, c’est que je ne m’aimais pas tant que ça. que je ne savais pas qui j’étais, que je ne savais pas ce qui me plaisait véritablement. Alors pourquoi demander à quelqu’un de le faire pour moi?

Il était grand temps de grandir. Certains diraient de devenir une femme. C’est donc passé par des psy, en tout genre (classiques, corporels) des naturopathes, de la méditation en pleine conscience, de la danse… du blogging! tout le temps que je n’accordais plus à sauver un couple, je l’accordais à grandir. Certains sont grands déjà jeunes, grandissent davantage encore depuis ce “centre” là, mais pour ma part, ça n’était pas le cas. je devais assainir mille choses avant de pouvoir me développer.

Je crois que le point d’orgue a été mon stage en MBSR. Nous avions fini par une méditation de la bienveillance en nous souhaitant tout plein de belles choses. J’avais tellement pleuré… tellement j’avais jamais pensé à me souhaiter de belles choses. Vous voyez ce que je veux dire? Depuis, je médite peu, env. 1 fois par semaine, mais j’applique quotidiennement ce que j’ai appris lors de ce stage. Notamment à ne pas m’identifier à mes émotions négatives.

Petit à petit, je me suis sentie heureuse. enfin, je veux dire profondément heureuse. ça n’était pas qu’une check-list de choses qui allaient bien (“okay donc la santé ça va, les mômes ça va, le boulot ça va, les amis ça va, la famille ça va etc”), parce que la somme de choses qui “vont” bien, ne signifie pas une vie dans laquelle on “est” bien. Mais là oui, ça se précisait, c’était un sentiment très simple de “je me sens bien”.

De ce noyau heureux, je me suis rendue compte que je ne désirais plus à tout prix être en couple. Et la bienveillance que je m’étais offerte me protégeais en quelque sorte de mauvais choix : j’étais tellement bien dans ma vie que j’allais pas me faire chier avec un couple de type “compliqué”.

Et plus jamais je me retrouverais dans la partie 1 de ce post, ce qui m’amène à la 4e partie dudit post.

 

Apprentissage n°4 >>> le célibat, ça fait chier

tumblr_mghz41Wb6o1rzbvsto1_500

Comme le disait Sophie, j’avais pour autant, pas lâché l’affaire.

Alors, il y a eu cette conversation, ces dizaines de conversations sur le sujet. J’avais même fait un diner meuffes avec 15 copines sur le thème très explicite : “TROUVONS UN MEC A MAI”

HAHAHAHAHA! (un ami m’a soufflé la semaine dernière que j’aurais dû faire ce diner avec des mecs). Ce qu’il en ressortait c’était 2 choses :

> Mai, “elle voit pas”. > fallait donc que je “vois”. que j’améliore mon awaresness, notamment de moi-même. okay go.

> Mai, il lui faut un “vrai mec”. > beh ils étaient pas en carton mes mecs! C’est pas très délicat ca! putain de merde, ça veut dire quoi un “vrai” “mec”?!! peut être que je devrais devenir une “vraie” femme? mais putain de merde… ça veut dire quoi une “vraie” femme?

d’autres personnes me disaient “le problème, c’est que tu es pas dispo / tu bosses trop / tu es trop libre… et sinon, avec de gros seins ce serait mieux non?”… plus ça allait et plus je me disais “le problème c’est que…?!!!” alors vraiment c’est un problème? oui? non?

tumblr_mz7bu55mPK1snzlfbo1_500

petit à petit, j’arrivais à me positionner par rapport à ces points de (soit-disant) blocage. Parfois c’en etait mais parfois pas.

Je me rendais compte, que ces généralités, visaient à plaire à “les” hommes. les hommes. en général. Mais… plaire à “les hommes”, on s’en fout, non?  enfin, moi je me suis rendue compte que je m’en foutais car… il ne m’en faut qu’un.

tumblr_n7fsxd6BpP1qduh7lo1_500

Mille excuses si j’ouvre des portes ouvertes mais pour moi tout cela était une découverte et si ça peut servir à un(e) seul(e) d’entre vous… ce serait cool; du coup, mon rapport aux hommes s’est beaucoup simplifié car je n’avais pas besoin de séduire le moindre célibataire (ou pas) hétéro (ou pas)(naaaannn???!!!! siiiiii!!!!) qui passait (on sait jamais, ça peut marcher). je me suis rendue compte que plein de mecs me plaisaient. c’était bien car cela me disait que je ne fantasmais pas quelqu’un qui n’existerait pas. malgré tout, il n’y avait jamais ce “je ne sais quoi”. et moi, je j’obéis à un principe de fluidité : si ça passe pas, eh bien, ça passe pas!

Alors, plus tard, un jour, j’ai dit à Sophie, Trem cette fois-ci, “ayé, j’ai demandé un homme à l’univers.”

(pour les formations express en demande à l’univers, demander à Jean Claude, mon maître)

et là, elle me fait “un homme à l’univers? ça veut rien dire, tu dois être précise. “un” homme…. pffff, ça veut rien dire “un” homme. Si tu fais une demande à l’univers, faut la faire bien, et être précise… sinon ça marche pas.”

tout ça m’a poussée à faire une demande à l’univers… en bonne et due forme. Et en fait, MY GAD c’est très, très dur. nan mais alors vraiment très très dur. C’était très dur tout simplement parce qu’il fallait oser… demander. Alors, encore une fois, je ne vais pas être trop précise dans ma liste perso mais pour vous donner un exemple, au début, je demandais quelqu’un qui m’accepte, qui accepte notamment mes défauts, mon bordel, ma folie, ma liberté… mes enfants. et puis après, j’ai demandé quelqu’un qui aimerait ces traits de ma personnalité.

et puis, “accepter, accepter, beh il aurait qu’à aimer tiens!”

je me suis donc même carrément  permise ensuite de demander quelqu’un qui ne pourrait pas imaginer sa femme autrement.

bref, et tout plein de choses encore. mais ce sera peut pour un autre post, non? Tout ça pour dire à celles et ceux qui sont au fond du trou du célibat (NON JE N’AI PAS ECRIT CETTE CHOSE DEGUEU) que leur situation leur permettra de grandir pour eux même. et qu’être heureux seul est la meilleure solution pour trouver quelqu’un qui vous aime, notamment pour ça.

 

I’ve been trying to write this post for months. I was not able to talk about my singlehood, without mentioning several people (millions !) in the process, who did not ask to be mentioned, or even recognized here. I would love to be delicate and that’s… not my forte.

So, I will not really tell you about my experiences but more about what singlehood had taught me. Let’s give it a try.

Lesson 1 >>> Singlehood sucks

I remember myself from 6 years ago calling my brother or crying on the phone with my mother : “I’ll never be able to find somebody ! And I have two kids. And and and … ”

W0AGKby
(The following dialogue follows: – When?/ -In eight years!)

At the time, my brother could not stop laughing. And let’s pause here to note the huge gap between the perception of one’s life by other people and the person’s perception of her/his own life, especially when she/he is guided, perversely, by her/his emotions: the distinctive feature of unhappiness is to ensure itself that it lasts … a maximum time.

So lesson # 1 was not much about singlehood than the image that I had of it. And for me singlehood was a loser thing.

And I write this post especially for those who suffer from it: who feel like loser because they are single. Truth is, to be a loser is mostly to think that. Like Sally, and many others, I finally quit crying, and like her and many many others, I blew my nose and then I took Harry’s part: I looked at myself lovingly and said “You’re stupid when you talk nonsense. But I love you anyway.”

 

Lesson 2 >>> Singlehood is awesome

I’ve lived my share of stories. With rather rad guys. But the relations were of the “complicated” type (one can find plenty of sub-categories to the “complicated” type, but I’ll leave that to you because I am trying to be…delicate).

Hence, living as a couple took me a lot of time and energy, so much time and energy that, as a single woman, I could dedicate to explore

via GIPHY

… YES!

 

Lesson 3 >>> Singlehood is essential

Besides my “explorations” I thought it was time I could dedicate to become someone … I’d like to be!

tumblr_o1iv4bEcrF1qcf9xzo1_500

You know about my many wanderings, questionings, etc … but the bottom line is that I did not really like myself that much. I did not know who I was, I did not know what I really enjoyed. So how could I ask someone to do this for me?

It was time to grow up. Some may call it to become a woman. So through counselling (different types of counselling : classical, physical), naturopathy, mindfulness meditation, dance … blogging! all the time that I used to dedicate to save a relationship, I would dedicate it to grow. Some are already mature in their youth and grow even more starting from this “core”. But for me, that was not the case. I had to purge thousands of things before, in order to develop.

I think the highlight of my journey was my MBSR workshop. We ended the caring meditation by wishing to ourselves all the beautiful things. And oh my, I cried so much … I had never thought of wishing positive things to myself. You know what I mean? Ever since, I meditate a bit, let’s say once a week, but I put in practice daily what I learned during the workshop. In particular : not to identify myself with my negative emotions.

Little by little, I felt happy. Finally. I mean deeply and utterly happy. It was not just a check-list of things doing well (“okay so health is great, the kids are doing great, my job is great, my friends are great, my family is great, etc”) because no amount of things being “great” can provide a life where “being” feels great. But then yes, it began to take form, it was a very simple feeling of “I feel good.”

From this happy nucleus I figured out that I no longer wanted to be in a relationship at all costs. And the caring that I was providing to myself was protecting me somehow from bad choices: I was so good in my life that I could not bother anymore with a relationship of the “complicated” type.

And I never find myself again in the part 1 of this post, which brings me to the fourth part of it.

Lesson 4 >>> Singlehood sucks

tumblr_mghz41Wb6o1rzbvsto1_500

But the thing is, as Sophie has said it so well, in reality, I hadn’t completely given up.

So there was this conversation, these dozens of conversations on the subject. I even gave an all-girls dinner with 15 friends to discuss this very specific topic: “LET’S FIND A GUY FOR MAI”

HAHAHAHAHA! (A male friend suggested to me last week that maybe I should have done this dinner with my guy friends). What emerged were two things:

> Mai, “she doesn’t see…” > So I had to “see” better. I had to improve my awaresness of things, including of myself myself. Okay go.

> Mai, she needs a “real man”. > Fucking shit, what does that mean a “real” “dude”? !! maybe I should become a “real” woman? but holy shit … what does that ever mean to be a “real” woman?

Others were saying that “the problem is that you are not available / you work too much / you’re too independent … and how about bigger breasts, things would be easier, right?”

tumblr_mz7bu55mPK1snzlfbo1_500

… more and more I was processing it this way :”The problem is that … !!!” then : “Is this really a problem? Yes? No?”

Little by little, I managed to position myself against these so called blocking points.

And I realized that these generalities were aimed to please “men”. Men in general. But who cares about pleasing…”men”, right? Finally, I figured out that I did not care because … it only takes one guy.

tumblr_n7fsxd6BpP1qduh7lo1_500

Thousand apologies if I am just pushing at open doors here, but for me all this was a major discovery and if this can be useful to anyone of you out there … it would make me so happy.

Suddenly, my relationship to men has become much more simple because I did not feel the need to seduce any single (or not) straight (or not) (no wayyyyyyyy !!!! ??? !!!! ahemmmm) guy passing by (you never know, it might work !). I realized that there was a lot of guys I liked. It felt good because it was telling me that I was not fantasizing over someone who did not exist. But there was never this “je-ne-sais-quoi”. And I follow the fluidity principle: “if it does not feel well, well, it’s not happening!

Later, one day, I said to Sophie Trem, this time, “I did it, I’ve asked the Universe for a man.”

(For quick lessons on how to ask the Universe for things, ask Jean-Claude, my master)

And there she was : “A man from the Universe? That could be anything, you have to be specific. A man …. pffff, that doesn’t mean a thing, “a”man. If you make a request to the Universe, you must do it well and be accurate … otherwise it does not work.”

All this led me to apply to the Universe … in a proper form. And actually, OH MY GAD it is very, very hard. No, but really, really hard. It was very hard simply because I had to dare to… ask. So, again, I will not linger on my personal list but to give you an example, at the beginning, I asked for someone who would accept me, with all my quirks, my mess, my madness, my freedom … my children. And then after I asked for someone who would love these traits of my personality.

And then I was “Accept, accept, accept, meh ! How about if he’d love me!”

Then I even allowed myself to ask for someone who could not imagine the woman of his life eitherway.

That’s it, in short, and there are many other things. But it would be good for another post, right? All this to say to those of you who feel at the bottom of the singlehood hole (NO, I DID NOT JUST WRITE THIS THING EWWW) that their situation will allow them to grow for themselves.

And that being happy on your own is the best way to find someone who’ll love you. For this, among other things.

Good Luck Farid

Farid et moi avons fait la même école, il y a… 20 ans! et puis l’autre jour, je le croise dans une soirée, aux 80 ans de Lancôme pour être précise.

“Salut Farid, tu te souviens de moi?… qu’est ce que tu fous là?”

et là il me sort cette phrase géniale : “beh je suis le beau père d’une des égéries!”

“- tu veux dire que ta belle fille c’est… Julia Robert ?!!! nan attends, Kate Winslet peut être?!!!

– non, C’est Alma Jodorowsky

– ?!??!!!!!!??? (lire WTF)

– beh ouais!

– hahahah  hahaha hahaha (genre rire nerveux)(nan mais WTF?!!!)  et sinon tu fais quoi dans la vie?!

– Je sors un film inspiré de l’histoire de mon frère : il a fait les JO en ski de fond!

– … hahaha hahaha hahaha” (vous voyez ce que je veux dire)

C’est pas magique ça? Me voici donc 6 mois plus tard dans son salon, à discuter de son film. ça m’a rappelé nos conversations d’il y a 20 ans quand il me racontait comment il avait passé le bac sport en faisant une ascension d’un 6000m au Népal!!! Farid ayant grandi à Chamonix avait déjà cette relation à la montagne. à la terre.

Good Luck Algeria, est évidemment au coeur de mille débats malheureusement en jeu aujourd’hui. mais c’est aussi une comédie extrêmement riche en émotions, extrêmement fine dans ses messages.

Farid me disait qu’après l’école (de commerce donc) il avait rencontré une dramaturge. Une femme de 70 ans. Après une conversation ensemble il s’était enfermé chez lui pendant 2 jours. “C’est comme si j’avais vécu dans une maison en cherchant la porte pour sortir et qu’elle m’avait ouvert plein de fenêtres partout.” il me semble que Farid ouvre aujourd’hui, a son tour pas mal de fenêtres.

Et ça m’émeut que l’on puisse se trouver changé après une conversation, après avoir visionné un film, après avoir ressenti… et que cela se fasse non pas auprès de gens “comme nous” mais avec un “autre”, des autres, des voyages, qu’ils soient physiques ou mentaux.

Comme il dit, c’est complexe et en même temps, à vivre, c’est tellement, mais tellement simple!

J’A-DORE

bravo et merci Farid et Good Luck à toi!

 

Farid and I have been at the same business school about… 20 years ago! Then one day I ran into him at a party, the one for the 80 years of Lancôme to be precise.

– “Hi Farid! Do you remember me? … What are you doing here?”

and there he just replied : “Well, I am the stepfather of a Lancôme ambassadress.”

– “Do you mean that your goddaughter is Julia Roberts… No, wait !!! Could it be Kate Winslet !!!?

– “No, Alma Jodorowsky.”

– “?! ?? !!!!!! ???” (read WTF)

– “Yeah !”

– “Hahahah hahaha hahaha (as in a nervous giggle) (seriously WTF? !!!) And what have you been up to lately ?!”

– “I am releasing a movie based on my brother’s story: he’s made the Olympics in cross-country skiing!”

– “… Hahaha hahaha hahaha “(You know what I mean)

Ain’t this magic? Here I am, six months later in his living room to talk about his movie. It reminded me of our conversations when we were twenty something and he told me how he passed his sports baccalaureat exam by climbing a 6000m peak in Nepal !!! Farid, growing up in Chamonix, has this special relationship to the mountains. To the earth.

Good Luck Algeria is, obviously, at the center of thousands of very unfortunate debates today. But it is also an excellent comedy, rich in emotions and very witty messages.

It moves me how one can be changed after a conversation, after watching a movie, after feeling … and that this can only be done with people who aren’t “like us” but with an “other”, the others, traveling, be it physically or mentally.

Just as he said, it is complicated when conceptualized and so easy to live from the inside!

I-LOVE-IT

Good Luck Farid, congratulations and thank you!

Django Django – Firewater

Mathias Kiss

Vous connaissez ma passion pour l’artisanat, et je voulais refilmer un doreur en action (souvenez-vous), mais Mathias c’est différent. Comme beaucoup, je suis son travail depuis longtemps, je l’adore son travail.

il répond rapidement à ma proposition pour venir le filmer. “super, viens au café de la Poste” et là “tiens ça tombe bien que tu me contactes, on fait bientôt une installation au Palais de Tokyo, ça te dit?! -… oui?!”

Même s’il a fini par avouer qu’il aimait l’or d’amour (NAN MAIS ON ME LA FAIT PAS À MOI!), ce qui l’intéresse, c’est créer. j’ai adoré qu’il compare le langage de la dorure à celui de la politesse, une donne, un acquis pour lui, mais pas forcément une source d’inspiration. J’ai adoré aussi qu’il ne soit pas dans le jeu pur du détournement et de la citation, qu’il ne se positionne pas comme un artiste “à la” Duchamp. il créée… et puis c’est tout!

J’ai grand hâte de découvrir les autres installations et comprendre peut être mieux la schizophrénie entre l’artiste et l’artisan, un sujet qui me passionne. je crois que ce va et vient entre créer l’avenir et restaurer le passé, est divin, qu’il renforce l’un et l’autre. les deux faces d’une même pièce. une immense pièce qui incarnerait le cerveau et l’esprit esthète et joueur de Mathias.

L’exposition “Double Je, Artisan d’Art et Artiste” aura donc lieu au Palais de Tokyo du 24/3 au 15/5. Allons-y nombreux!

Mathias Kiss

 

You know about my passion for craftsmanship but, here, with Mathias is different! Initially I wanted to film a gilder in action (Remember) but Mathias was not interested. Then he added, “Well it’s good that you are calling now because I have made an installation that is opening soon at the Palais de Tokyo. Interested ?! – Err… duh!?!”

Although he finally confessed to me that he loved gold like crazy (YOU CAN’T HIDE THESE THINGS FROM ME!), what interests him the most is the process of creating. I love how he compares the language of gilding to the one of politeness, like a given thing, a must for him, but not necessarily a source of inspiration.

I can’t wait to see the other installations and understand better the schizophrenia between the artist and the artisan, a subject that fascinates me. I personally believe it’s a movement that goes back and forth between creating the future and restoring the past. Something divine. That strengthens both. It’s the two sides of the same coin. A huge room that would embody the brain and the mind of the aesthete and the player that Mathias is, side by side.

The exhibition “Double Je, Artisan d’Art et Artiste” (Double I, Artisan and Artist) is taking place at the Palais de Tokyo from March 23rd to May 15th. See you there!

Mathias Kiss

Jimmy Castor Bunch – It’s just begun 

de la Crevett’ivité

hello les darlings,

je suis très honorée d’avoir été sollicitée pour participer, auprès d’Agnès B., Ines de la Fressange, Pierre Hermé ou Vendevano steroidi anabolizzanti a Gela, Vittoria e Comiso, chiuse indagini per 13 persone | Radio RTM Modica tadacip 20 mg steroid use in professional sports research paper Fabrice Hybert, au recueil Les 101 mots de la Créativité. La règle? Donner un mot et un texte pour tenter de définir la créativité.

” Possibilité, vie, jaillissement, bonheur, joie, humanité, effervescence, inventivité, créer, oui… tant de mots me sont venus à l’esprit tout au long de cette journée où il m’a été proposé d’écrire ce texte. J’ai laissé ça de côté puis suis allée chercher ma fille. Dans le bus qui nous ramenait à la maison, je lui ai posé la question “alors c’est quoi pour toi la créativité?”. Elle part dans une longue diatribe. Et puis, au moment de prononcer pour la 15e fois le mot “créativité”, le bus passe sur un dos d’âne, faisant fourcher sa langue. La grande Créativité s’est transformée par ce concours de circonstances en sorte de “crevett’ivité”, un mot hybride, à moitié avalé, un peu moche, mais qu’aucun de nos deux cerveaux n’avait réussi à… créer. ça nous a fait hurler de rire. Le bus et le dos d’âne avaient été meilleurs que nous sur ce coup! Et pendant qu’on riait, m’est venu à l’esprit que c’était ça la créativité : un accueil possible du vivant, dans ce qu’il a de plus inimaginable et heureux à nous proposer.”

 

depuis je me délecte de cette lecture, deci delà, j’apprends, je réfléchis, je ris…

avec Marianne qui s’est chargé du projet, on s’est dit que ce serait bien de vous faire gagner 3 recueils. ça vous dit? alors à votre tours, donner moi en com, votre mot et texte pour définir la créativité et je prends mes 3 préférés. vous avez 1 semaine.

crevett’ez bien ;p

 

Hello my darlings,

I am very honored I have been given the opportunity to take part, among agnès b., Inès de la Fressange, Pierre Hermé and Fabrice Hybert, to the collection “The 101 Words of Creativity”. The rule? “Give a word and a text in an attempt to define creativity.”

“Possibility, life, outpouring, happiness, humanity, excitement, inventiveness, the verbto create, yes… so many words came to my mind throughout the day where I have been asked to write this text. Then I put all that aside and went to pick up my daughter at school. During the bus ride back to the house, I asked her this question: “So what does creativity mean to you?”. She went into a long tirade. At one moment, after she has used the word “creativity” for maybe the 15th time, the bus hit a speed bump and her tongue slipped. The great “creativity” transformed due to this combination of circumstances to “crabitivity”, a hybrid word, half eaten, a bit ugly, but that none of our two brains had managed to…create. We roared with laughter! The bus and the speed bump were better than us on this one! And while we laughed, I realised that that was, in fact, creativity: an attitude of possibility and reception toward the living, to its most unimaginable and happy offerings to us. ”

And ever since, I delight in reading this book, here and there, it makes me learn, think and laugh…

Marianne who was in charge of the project and I, we thought that it would be nice to give away 3 copies of it. Anyone? It’s your turn now, leave me your comment with the word and text that define creativity for you and I will pick my three favorite. You are allowed 1 week to complete the exam.
Be crabitive ; p

EDIT: Merci à tous pour vos définitions de la créativité ! Les gagnantes sont Alice, Edith et Sonia ! Merci de nous envoyer par mail (à mai@maihua.fr) vos adresses afin que l’on vous envoie le recueil. Belle journée xxxxx

Melissa

Parfois, on commence à tirer un fil, un cheveu, puis se déroule petit à petit, une pelote dont on ignorait l’existence, le volume, la matière, la couleur. Merci pour tous vos commentaires concernant la vidéo sur Melissa. Je l’ai revue lundi dernier pour notre atelier 20 ans (c’était encore tellement beau… j’espère qu’on en fera d’autres). Elle me disait “Mai, depuis que j’ai vu la vidéo, j’ai jeté tous mes vêtements, je ne me reconnais plus en blonde… en fait, “je” suis brune. Je “dois” repasser me refaire brune!

Mai, penses tu que QUE JE SUIS EN PLEINE DEPRESSION?!!!”

Alors je lui dis non, qu’elle devrait y aller. Que ça allait être un gros bouleversement (10 ans de blondeur tout de même) mais qu’elle est prête, qu’une partie d”elle” le réclame… NOW! que l’autre a sûrement peur mais qu’elle n’en mourra pas.

Alors, au moment où une partie du monde nous rend triste, comment peut on vraiment parler de coloration?!

et bien j’ai découvert son post fb, écrit au saut du lit ce matin :

Melissa est américaine, ceci est une traduction en français de son post mais pour les anglo-friendly vous avez la version originale plus bas dans la traduction en anglais de ce billet 

“Après l’expérience de la vidéo de ma transformation, il m’est arrivé quelque chose de surprenant. Un fossé s’est ouvert en moi, une fissure dans mon « moi ». Ce fut comme si soudain je me regardais vraiment pour la première fois depuis très longtemps… Il me semble que cela fait 10 ans environ, peut-être à l’époque où mon père est mort et où j’ai appris que je ne pourrais pas avoir d’enfants. Je m’étais inconsciemment créé un personnage de protection. Elle était blonde, grande, affirmée, elle n’avait peur de rien. « Moi-blonde » a été une très bonne amie pour moi cette dernière décennie, elle m’a aidé à construire Seymour, à faire face à beaucoup de mes craintes dans la vie, dans le travail, dans l’amour. Mais sa force m’a également empêché de vivre librement certaines des facettes les plus importantes de la vie – la vulnérabilité par exemple. Comme je regardais la merveilleuse vidéo de Mai, j’ai vu aussi quelqu’un d’autre sous les cheveux blonds décolorés et le rouge à lèvres rose. Je vis mon moi adolescente accroupie dans un coin de mon âme. Derrière la façade d’une femme confiante, vivait une adolescente. Une adolescente qui se sentait laide, gauche, traînant des pieds, honteuse. Toutes ces années plus tard, je ne l’avais pas encore exorcisée… Il est grand temps. Hier, j’ai teint mes cheveux en brun foncé – ma couleur naturelle. Ce fut une violente expérience émotionnelle. Quand je me regarde dans le miroir aujourd’hui avec mon nouveau / vieux brun foncé…je fronce les sourcils… mon reflet me propulse à l’époque où j’étais une jeune fille un peu perdue et une vague de panique et de dégoût de soi monte en moi… Pourtant, j’ai été poussée par sa voix à le faire. C’est comme si mon moi adolescent m’invitait à m’aimer comme je suis… Entièrement – sans artifice, sans masque. Si je vous écris ceci aujourd’hui ce n’est pas par vanité ou nombrilisme, mais plutôt comme une exploration ouverte de l’identité, de la vérité. Je crois que la vérité partagée avec une intention positive ne peut que produire de la compassion et améliorer la connexion humaine. Sur les réseaux sociaux, nous nous créons des personnages, nous projetons le meilleur de nous-mêmes. Je pense que j’avais commencé à faire pareil par inadvertance, dans la «vraie vie» aussi. Devenue, vers la fin, un personnage «super moi»… toujours de bonne humeur, forte, audacieuce… mais je me demande … que deviennent les parties rejetées? Celles honteuses, moins-que-parfaites? Dans mon cas, mes nouveaux cheveux bruns sont là pour me dire que ces parties ne peuvent pas être ignorées … Mises à l’écart, elles trouveront des manières étranges pour attirer l’attention, et si leurs clameurs sont ignorées elles vont s’envenimer, céder place au malaise, à la tristesse et parfois même à la colère. Ma question à moi-même ce matin est la suivante: si les différents « moi »-s à l’intérieur de moi ne peuvent pas se réunir harmonieusement sans jugement et dans l’acceptation, quel espoir reste-t-il pour le plus grand monde? Notre planète est actuellement tellement fractionnée, brisée en une myriade de morceaux contradictoires. Les problèmes sont si grands, les failles énormes. Mon esprit se débat constamment pour trouver des réponses sur la façon d’aider le monde à guérir. Ce matin, la réponse est venue: “Commence par toi-même”. #Amour #vérité #vulnérabilité #teamhuman

Prenez soin de vous. Commencez par vous-même” et quand je dis “vous”, c’est aussi, parce qu’il y a parfois plusieurs “vous” en vous. une partie qui pleure, qui a peut être 20 ans, qui a peut être 4 ans, qui a peut être votre âge. une partie mentale, une partie émotionnelle, un intérieur, un physique… etc, un “vous” qui peut être sanglote. Quelque part. C’est un chemin, parfois violent, parfois difficile, mais on ne fait jamais rien pour rien.

Nous reviendrons sur ce petit post-it, filmé chez Melissa. Cette citation “Do you want to be good or whole?” de C.G. Jung nous a été soufflée par la même personne. et ça a changé ma life. il y a peu.

Je vous embrasse très très fort.

 

Sometimes it begins with a thread that you pull, a hair that unfolds slowly, a ball which we knew nothing about; its size, material, color. Thank you for all your comments on the Melissa‘s video. I saw her last Monday for our 20 years workshop (it was so so beautiful … I hope we will be able to make more workshops). She told me : “Mai, since I saw the video, I threw all my clothes away, I do not recognize myself as a blonde anymore… in fact, I am a brunette. I have to be, to dye my hair brown!

Mai, do you think I’M FALLING INTO DEPRESSION? !!! ”

Then I said no, that she should go for it. That it will be a dramatic change (she’s been blond for 10 years) but that she is ready, a part of “her” demands it … NOW! and that the other part is surely scared but she will not die.

So, when we grieve a part of the world, how can we possibly talk about hair color ?!

And then I found her Facebook post, written out of bed this morning :

 

“After my make-over video experience, something surprising happened. It created a rift in me, a crack in my sense of self. It was as if I was suddenly looking at myself for the first time in a long time…It seems to me that maybe 10 years or so ago, perhaps around the time my father died and I found out that I couldn’t have kids, I subconsciously created a protective persona. She was blonde and big and bold, afraid of nothing. Blond Me has been a very good friend to me this past decade, she helped me build Seymour, face many of my fears in life, in work, in love. But her strength also kept me from openly experiencing some of life’s most important facets – vulnerability for instance. As I watched Mai’s wonderful video I also saw someone else under the bleached blond hair and pink lipstick. I saw my adolescent self crouching in a corner of my soul. Under the confident middle-aged exterior still roamed a teenager. A teenager who felt ugly, awkward, lumbering, ashamed. All these years later, I still haven’t exorcised her…It’s high time. Yesterday, I dyed my hair back to dark brown – my natural color. It was a brutal, emotional experience, when I look in the mirror today with my new/old dark brown hair… I wince…my reflection slams me back in time to the lost girl I was and a wave of panic and self-loathing rises within me… Yet I was pushed by her voice to do it. It’s as if Adolescent Me was inviting me to love her, inviting me to love myself as I am… Entirely- without artifice, without masks. I am writing this today not out of vanity or self-absorption, but rather as an open exploration of identity, of truth. I believe that truth shared with positive intention can only breed compassion and enhance human connection. On social media we create personas of our best selves, I think I had inadvertently begun doing that in ‘real life’ too. Inhabiting of late, a persona of ‘super me’…always in a good mood, strong, bold…but I wonder… what happens to the discarded parts? The shameful ones, the less than perfect? In my case, my new brown hair is here to tell me that these parts can’t be ignored…left untended they will clamor in odd ways for attention, and if not heeded will surely fester, give rise to dis-ease, sadness and sometimes even anger. My question to myself this morning is this: If the various selves within me can’t come together harmoniously in non-judgment and acceptance, what hope is there for the greater whole? Our planet is currently so fractioned, broken into myriad conflicting pieces. The problems so big, the rifts so enormous. My conscience grapples constantly for answers on how to help the world to heal. This morning, the answer came: “Start with yourself.’  ‪#‎love‬ ‪#‎truth‬ ‪#‎vulnerabilty‬ ‪#‎teamhuman‬ “

 

Take care of yourself. Start with yourself and when I say “you”, it’s because there are sometimes several “you”s in You. A “you” who is crying. Who may be 20 years old, who may be 4, or who may be your actual age. A mental “you”, an emotional “you”, internal, physical, etc…, a “you” who is sobbing right now. Somewhere. This is a path, it is sometimes violent, other times difficult, but every step matters.

We will come back to this little post-it, filmed at Melissa’s place. This quote “Do you want to be good or whole ?” of C.G. Jung has been revealed to us by the same person. And it changed my life. A few time ago.

Yours warmly and deeply.